Jean-Francois Delisle, président du Centre québécois de développement durable (CQDD), Andrée Laforest, députée de Chicoutimi, Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Catherine Munger, chef de service environnement Rio Tinto, et Nicolas Gagnon, directeur général du CQDD, ont annoncé des investissements de 621 000 $.

Soutenir le virage vert en entreprise

Les 9000 entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean auront encore l’occasion d’orienter leurs activités vers une meilleure approche de développement écologique avec l’octroi, par Québec, d’une aide financière de 490 000 $ au Centre québécois de développement durable (CQDD) d’Alma.

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, en a fait l’annonce lundi matin en compagnie de Gérald Savard, du préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, de Jean-François Delisle, président du CQDD, et de Nicolas Gagnon, directeur général du CQDD.

Cette somme est accordée dans le cadre de la deuxième phase du programme PME durable 02 à partir du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR). Il s’agit d’une hausse de 30 000 $ comparativement à ce qu’avait accordé le gouvernement Couillard lors de la première phase. Rio Tinto a profité de la conférence pour annoncer l’octroi d’une somme de 90 000 $ sur deux ans. Elle vise à améliorer la compétitivité et la performance des entreprises en matière de développement durable, a expliqué la ministre Laforest.

Selon les explications fournies par M. Gagnon, plusieurs entreprises ont entrepris le virage du développement durable en participant à des formations, webinaires, conférences et activités de formation, articles spécialisés et autres. Toutes ces activités ont pour but d’intégrer le concept de développement durable au sein de leurs activités. « Nous avons réussi à informer les propriétaires de 93 entreprises qui sont embarqués dans une démarche de développement durable et qui ont reçu 16 heures de formation en plus des 20 heures de “coaching” dispensées à l’intérieur de six programmes sectoriels et multisectoriels », explique M. Gagnon. Les gens d’affaires sont supportés par 38 conseillers aux entreprises d’organismes œuvrant en développement économique et formés pour cette mission.

Parmi les exemples d’entreprises participantes à la première cohorte de projets, les propriétaires de la Brasserie La Chouape ont profité du programme Projet durable 02 pour maximiser l’utilisation d’appareils alimentés à l’hydroélectricité et en récupérant des quantités d’eau chaude liées à la production de bière. L’utilisation de bouteilles réutilisables constitue une autre mesure de développement durable.

À la Fonderie Saguenay, une charte des valeurs en développement durable et la récupération de sable de moulage ont été mises en place. À l’Hôtel Chicoutimi, la récupération de restes de tables destinés au compostage chez Gazon Savard, l’utilisation de serviettes à mains pour remplacer l’utilisation de rouleaux de papier constituent quelques-unes des pratiques de développement durable.

L’adoption de nouvelles pratiques doit être interprétée comme étant une nouvelle façon de développer des opportunités d’affaires d’autant plus que de plus de clients se montrent exigeants en matière de développement durable.

La ministre Laforest a déclaré que le développement durable est un mouvement dont on parle depuis longtemps en notant au passage que sa formation politique a fait l’objet de critiques, mais qu’aujourd’hui, il s’agit d’une responsabilité partagée entre les citoyens et les entreprises.

Interrogée sur le fait qu’une société d’État comme la Société des alcools du Québec (SAQ) n’ait pas de consignation sur les bouteilles de vin qu’elle met en vente, Mme Laforest a mentionné que son gouvernement a discuté de cette possibilité pas plus tard que la semaine dernière.