SigmaDek de retour sur les rails

SigmaDek, l’entreprise de fabrication de terrasses en aluminium, est de retour sur les rails. Et les dirigeants croient bien être en mesure, cette fois, de percer les marchés québécois et canadien.

La compagnie albertaine s’était installée dans l’ancienne usine MDF de La Baie en mai 2015 et avait dû cesser ses activités 18 mois plus tard, en octobre 2016.

L’entreprise s’était ensuite placée sous la Loi des arrangements avec les créanciers des compagnies en avril 2017.

Et voilà qu’au début de l’année 2018, celle-ci renaît de ses cendres, a refait ses devoirs et offre à la clientèle commerciale et résidentielle un produit d’aussi bonne qualité, mais à un prix beaucoup plus abordable.

« Les financiers sont derrière nous. Nous sommes repartis avec un produit amélioré, en ce sens où il se vend maintenant trois fois moins cher (de 75 $ le pied carré à 20 $ le pied carré), tout en ayant la même qualité », a mentionné Christian Fillion, directeur de l’usine baieriveraine.

« Nous avons rencontré des architectes de Montréal afin de leur exposer notre produit et son potentiel. Je suis très enthousiaste. Les architectes croient qu’il y a un marché intéressant, car le produit est résistant et ne nécessite aucun entretien. Il n’y a aucune égratignure possible (dans un usage normal) avant 20 ans, ne se décolore pas et ne sera pas chaud pour les pieds même à 35 degrés Celsius », ajoute M. Fillion, qui dirige la seule usine de production au Canada, à La Baie.

Le directeur précise que le produit est incombustible. La terrasse ne brûlera pas, un élément important pour le marché montréalais en raison de la proximité des résidences.

Le produit sera présenté pour la première fois au public lors de l’Expo-Habitat de Chicoutimi du 8 au 11 mars.

exploration

Parmi les autres entreprises présentes à Montréal, Strateolab et le Laboratoire PhytoChemia n’ont pas concrétisé d’ententes, mais ont pu y faire des rencontres exploratoires.

« Nous avons eu de bonnes rencontres. C’est intéressant pour les petites et moyennes entreprises de voir la philosophie de plus grosses compagnies. Chacune a sa personnalité, et il faut aller voir ce qui se passe sur le terrain avec ces entreprises avec lesquelles nous pourrions travailler », note Hubert Marceau, directeur du développement et chimiste au Laboratoire PhytoChemia.

Cette entreprise est spécialisée dans l’analyse chimique des plantes et d’autres produits d’origine naturelle, en plus d’être accréditée par le gouvernement fédéral pour la possession et l’analyse du cannabis.

Du côté de Strateolab, qui oeuvre dans la production multimédia 3D et dans la réalité virtuelle, son fondateur Alexandre Boudreault a pu lui aussi faire des rencontres avec la communauté montréalaise.

« Je suis venu pour une approche exploratoire. Je voulais voir s’il y avait un intérêt à travailler en partenariat avec une entreprise comme la mienne. Il y a un intérêt, mais je devrai faire un suivi serré dans les mois à venir.

« J’attendais ce genre de rencontres depuis longtemps, car il n’est pas facile de se faire connaître lorsque tu oeuvres dans un secteur plus isolé, surtout en matière de réalité virtuelle. Ç’a permis de briser l’isolement », a conclu Alexandre Boudreault.