Depuis mardi, l’entreprise SEFAR est l’hôtesse d’une vingtaine de représentants de ses filiales.

SEFAR mise sur le secteur minier et sur la Chine

Les ruptures de barrages de retenue des boues de résidus de mines, survenues ces dernières années un peu partout dans le monde, contribuent à faire augmenter le chiffre d’affaires de la compagnie SEFAR-BDH, une entreprise suisse spécialisée dans la fabrication de filtres industriels.

Depuis mardi, l’entreprise, sise sur la rue Clément-Gilbert, à Chicoutimi, est l’hôtesse d’une vingtaine de représentants de ses filiales présentes au Brésil, au Mexique, en Australie, aux États-Unis et ailleurs au Canada. Le but est de faire le point sur le développement des affaires dans le monde des systèmes de filtration de l’air et du dépoussiérage. Parmi eux figure David S. Koebcke, président de SEFAR Amérique du Nord.

En entrevue, le directeur général, Yves Tremblay, rappelle que SEFAR existe depuis 200 ans et est présente dans 26 pays. Elle se spécialise dans la fabrication de médias filtrants à partir du tissage de la fibre elle-même jusqu’à la fabrication de filtres de toutes sortes. La division chicoutimienne, avec ses 40 employés, se spécialise dans la fabrication de filtres destinés au secteur minier. Certains filtres fabriqués à Chicoutimi sont destinés au dépoussiérage sous haute température en usage dans des usines de fabrication de pigments de peinture.

Croissance et expansion

Selon M. Tremblay, la division chicoutimienne connaît une croissance de son chiffre d’affaires depuis une dizaine d’années et pourrait connaître une expansion d’ici trois ans. M. Tremblay explique que de plus en plus la croissance provient du secteur minier mondial qui se tourne de plus en plus vers le traitement de ses résidus miniers.

Les catastrophes ayant causé des dizaines de morts survenues à la suite de la rupture d’un barrage du géant minier Vale, au Brésil, en janvier dernier, ou celui de la minière Samarco, dans le même pays en novembre 2015, ne sont pas étrangères à ce virage.

Dans la région, SEFAR accroîtra sa présence chez Rio Tinto où elle fournit déjà des filtres à l’usine Vaudreuil, Hydrate 1 et 2, en raison du projet Vaudreuil au-delà de 2022. Les presses de la nouvelle usine d’assèchement des boues érigée au coût de 225 M$ utiliseront les filtres produits à Chicoutimi, un nouveau marché de 750 000 $.

Outre ce marché local, M. Tremblay a indiqué que l’usine chicoutimienne a commencé à exporter des filtres spécialisés en Chine, un immense marché au moment où l’empire du Milieu se préoccupe de plus en plus d’investir dans l’assainissement de l’environnement.