Les copropriétaires de Chocolats Lulu, Dyane Gagnon et Colin Tremblay, se réjouissent des nouvelles ententes conclues.

Saison record en vue chez Chocolats Lulu

Même si Pâques n’a lieu que dans quatre mois, l’entreprise saguenéenne Chocolats Lulu est déjà certaine de connaître une année exceptionnelle, en raison d’une nouvelle entente avec le géant Costco, qui distribuera les poules et autres lapins au chocolat du confiseur aux quatre coins de la province.

La chocolaterie du boulevard du Saguenay roule à plein régime en ce début d’année, puisque le carnet de commandes a augmenté de 60 % depuis l’an dernier.

La chocolaterie du boulevard du Saguenay roule à plein régime en ce début d’année, puisque le carnet de commandes a augmenté de 60 %.

Vendus depuis une dizaine d’années au magasin Costco de Chicoutimi, les chocolats Lulu atterriront cette année dans une douzaine de magasins, de Montréal à la Capitale-Nationale, en passant par le Centre-du-Québec.

« On va avoir un Pâques record cette année. Étant donnée la qualité de nos produits, [Costco] nous a ouvert [ses portes]. Les commandes de Costco ont presque doublé, et on a aussi signé des ententes avec Métro-Richelieu pour l’ensemble de la province », dit le président de Chocolats Lulu, Colin Tremblay, tout sourire.

Chocolats Lulu a embauché dix travailleurs supplémentaires pour répondre aux besoins de production cette année.

En plus de ces nouvelles ententes, il faut ajouter un nouveau contrat de distribution avec la chaîne de pharmacies Brunet pour l’ensemble de ses succursales québécoises, en plus de la reconduction des ententes liant la chocolaterie à la chaîne Sobey’s (IGA) et aux pharmacies Jean Coutu.

« On est en région. Ce n’est pas facile de créer des contacts avec de gros acheteurs. On a fait un bon travail de ce côté-là », croit le président de l’entreprise fondée en 1968.

Création d’emplois

Pour arriver à combler la demande grandissante, l’entreprise régionale – qui compte normalement 25 employés réguliers – a dû engager dix nouveaux travailleurs, qui sont à pied d’oeuvre depuis le mois de septembre. Ces derniers se sont pris un mois d’avance pour produire les sucreries qui seront vendues dès le mois de février. Signe que la hausse de la production est significative, l’entreprise n’arrive pas – pour la première fois en 50 ans d’existence – à entreposer sa production dans ses propres locaux.

« D’habitude, c’est livré dès que c’est produit, mais cette année, on est obligés de louer un entrepôt pour la première fois de notre histoire », illustre M. Tremblay.

Pas moins de 125 palettes de chocolats sont ainsi stockées, prêtes à être livrées. Un investissement de l’ordre de 100 000 $ a également été nécessaire pour mettre à niveau l’usine de production du boulevard du Saguenay. Pâques tombe le 21 avril cette année, comparativement au 1er avril l’an dernier. Ces 20 jours supplémentaires sont de très bon augure pour les affaires, note le président de Chocolats Lulu. « C’est bon pour nous parce qu’on vend sur une période plus longue. Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu un Pâques tardif comme ça. »

Les ventes de Pâques représentent la moitié du chiffre d’affaires annuel de Chocolats Lulu. L’entreprise ne dévoile toutefois pas la quantité de chocolat produite annuellement, par souci de compétitivité.

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DU CHOCOLAT AU CANNABIS DANS LES PLANS

Après le chocolat noir et blanc, Chocolats Lulu se penche sur la possibilité de se lancer dans un créneau commercial inédit : celui du chocolat au cannabis.

« On est toujours à l’affût de nouveaux marchés et de nouveaux produits. Avec la légalisation de la marijuana, on va regarder si c’est possible de développer une gamme de produits en l’introduisant », confie, au Progrès, le président de Chocolats Lulu, Colin Tremblay. 

Ce dernier précise qu’il s’agit d’une idée toute récente, dont il a discuté avec sa partenaire, Dyane Gagnon, au cours des derniers jours, et que rien n’est coulé dans le béton pour l’instant. 

Les possibilités qu’offre le marché quasi vierge des produits comestibles à base de cannabis sont toutefois très attirantes, avoue M. Tremblay.

« C’est sûr que des produits dérivés, il va y en avoir de toutes sortes. Il y a sûrement des gens qui y pensent aussi, mais nous, on va regarder la possibilité d’aller dans ce marché-là. »

La vente bientôt autorisée

La vente de produits comestibles contenant du cannabis et des concentrés de cannabis doit être autorisée au courant de l’année, selon les dispositions de la Loi sur le cannabis, qui est entrée en vigueur le 17 octobre 2018. 

Actuellement, les seuls produits autorisés pour la vente sont l’huile de cannabis, le cannabis frais, le cannabis séché, les graines de cannabis ainsi que les plants de cannabis.