Laurent Thibeaut, maire de Sainte-Rose-du-Nord.
Laurent Thibeaut, maire de Sainte-Rose-du-Nord.

Sainte-Rose-du-Nord réclame des investissements

Le conseil municipal de Sainte-Rose-du-Nord n’attend pas la fin de la pandémie de la COVID-19 pour réclamer du gouvernement du Québec qu’il procède à des investissements dans le cadre du programme des infrastructures fédéral-provincial.

À l’occasion de la séance du conseil tenue lundi pour la première fois en téléconférence, les élus de la municipalité ont entériné une résolution qui sera présentée à la députée de Chicoutimi et ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, visant à accélérer une liste de six projets locaux. « J’ai préparé un dossier ainsi qu’un long texte à remettre à la ministre visant à mettre en marche six projets d’importance pour notre population et le tourisme », a expliqué le maire Laurent Thibeault.

Le premier cité concerne l’implantation d’un système de traitement des eaux usées afin que celles-ci ne soient plus directement rejetées dans le Saguenay. Le second vise l’amélioration et l’asphaltage du site récréotouristique de Cap au Leste exploité par Henri-Jean Vittecoq.

Le problème d’approvisionnement en eau potable de la municipalité, qui a défrayé la manchette l’été dernier avec l’utilisation de camions-citernes provenant de Saguenay, figure également sur la liste du conseil municipal. L’amélioration de différents chemins et autres infrastructures s’ajoute.

Au niveau touristique, le maire Thibeault considère que le bâtiment d’accueil de la Place des artisans, dans le secteur du quai, est tellement délabré qu’il n’est pratiquement plus utilisable en raison des risques d’effondrement. C’est pourquoi le conseil a adopté l’octroi d’un contrat d’un montant de 50 000 $ à la firme d’architectes Les Maîtres d’oeuvre pour la réalisation d’une étude d’opportunité.

« On est le plus petit village de 400 habitants au Québec qui reçoit 100 000 visiteurs par année. On est une destination privilégiée et on est incapables de recevoir du tourisme », affirme M. Thibeault.

Il ajoute qu’en période hivernale, Cap au Leste est une destination privilégiée par les Européens amateurs de motoneige qui se présentent par centaines. Selon lui, en raison de son pouvoir d’attraction touristique, Sainte-Rose-du-Nord mérite des investissements importants. À défaut d’une attention de la part des gouvernements supérieurs, Sainte-Rose-du-Nord risque de devenir un second Val-Jalbert, ce village devenu fantôme au début du siècle à la suite de la fermeture de son usine de pulpe.