RSI Environnement: une efficacité de calibre mondial

L’entreprise régionale RSI Environnement obtient une nouvelle confirmation de l’efficacité de ses procédés alors qu’elle s’est adjoint les services de la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). L’étude réalisée au coeur de l’entreprise de Saint-Ambroise fait état d’un grand respect des principes de développement durable, en plus de confirmer que RSI Environnement fait partie des acteurs du développement durable à l’échelle mondiale.

La démarche réalisée, à la demande de l’entreprise, en 2017 et en 2018, a permis la réalisation d’un bilan environnemental des opérations, en plus de situer RSI Environnement sur l’échiquier du développement durable.

« C’est bien beau de dire qu’on travaille pour l’environnement. Si on le fait bien, est-ce qu’on peut le mesurer? Est-ce qu’on peut avoir un tiers qui confirme que ce qu’on dit, c’est vraiment ce qu’on fait ? », indique le propriétaire de l’entreprise spécialisée dans la décontamination des sols, Jean-François Landry.

L’entreprise n’en est pas à ses premières expériences du genre, alors qu’elle fait partie des partenaires de la cohorte initiale de la Chaire en éco-conseil de l’UQAC. RSI Environnement a, depuis la fin des années 1990, accordé une grande importance aux études et aux bilans qui permettent de confirmer ou d’améliorer ses façons de faire.

Jean-François Landry, propriétaire de RSI Environnement

« C’est un outil qu’on se donne. On se promène partout. On veut se faire voir. On dit qu’on fait bien les choses et qu’on est les meilleurs dans notre domaine. D’avoir quelqu’un de l’externe qui le confirme, c’est un outil supplémentaire pour nous », ajoute Luc Caza, ambassadeur de marque.

Le bilan environnemental 2005-2016 mesure la performance de RSI Environnement par rapport au système de gestion environnementale, à la décontamination des sols, au système de traitement des rejets atmosphériques et à la performance de qualité de l’air, des sols et de l’eau autour de l’usine.

Autrefois connue sous le nom de Récupère Sol, elle a traité près de 315 000 tonnes de sols contaminés entre 2005 et 2016. Au fil des années, 24 tonnes de BPC (biphényles polychlorés, des composés synthétiques stables), 1149 tonnes d’hydrocarbures, six tonnes de pesticides et 785 grammes de dioxines et furanes ont, entre autres, été éliminés de l’environnement. Au final, les trois quarts des 277 406 tonnes de sols décontaminés ont terminé le processus sans aucune restriction d’utilisation.

Un second rapport, qui fait état des actions et des engagements en développement durable, assure que « ces actions et engagements répondent à plusieurs des 16 principes découlant de la Loi provinciale sur le développement durable (DD), ainsi que des 17 objectifs de DD des Nations unies ». Pour le propriétaire, Jean-François Landry, « ce qu’on retient, c’est que les impacts sur l’environnement sont négligeables et non mesurables. Après plus de 20 ans, il n’y a aucun impact sur l’environnement mesurable à proximité de l’usine. Cela démontre une sécurité exemplaire. Notre suivi environnemental annuel confirme que ce qu’on fait, on le fait bien ».

sols américains

L’année en cours n’échappera pas à la tendance des dernières années. Le développement de l’entreprise passe encore par des contrats obtenus à l’extérieur du Québec, et ce, dans une proportion d’environ 80%. Les quatre premiers contrats de l’année proviennent d’entreprises de l’Ouest canadien et des États-Unis. C’est environ 15 000 tonnes de sols contaminés provenant de l’extérieur du Québec qui seront décontaminées dans la région.

Malgré cela, l’entreprise spécialisée en traitement des sols contaminés et en gestion environnementale emploie 30 personnes à temps plein et jusqu’à 45 en période de pointe. Elle a également doublé sa période d’opération, passant de quatre à huit mois.

Pollueurs-payeurs

Pour RSI Environnement, l’augmentation des contrats québécois passera par une application plus dure des règles existantes. Le manque d’inspecteurs et les infractions qui sont peu pénalisées font partie de la problématique.

M. Landry est d’avis qu’une compagnie qui pollue un site devrait le décontaminer. « Une police verte est demandée depuis plusieurs années. Il faut des personnes pour faire appliquer les règlements. En ce moment, ça ne coûte pas assez cher d’enfreindre les règlements », soutient Luc Caza.

« Il faut régler les problèmes du passé pour avoir un meilleur avenir pour nos enfants », conclut Jean-François Landry.