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Le nouveau site d’enfouissement technique d’Hébertville-Station.
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RSI Environnement propose des solutions vertes à l’enfouissement

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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RSI Environnement appelle à un changement des mentalités et à une modernisation des pratiques en matière de gestion des résidus ultimes. Elle vient de présenter ses recommandations en ce sens au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui se penche présentement sur la question.

L’organisation, qui met de l’avant l’économie circulaire, a déposé un mémoire dans le cadre d’une consultation publique du BAPE sur la gestion des résidus ultimes, soit les déchets qui ne peuvent plus être valorisés ni recyclés.

Éloi Côté, directeur environnement chez RSI Environnement, se réjouit de l’étude commandée par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, lui qui dit le Québec en retard dans ce domaine par rapport à d’autres régions du globe.

« Ici, on a l’avantage d’avoir beaucoup d’espace, mais ça fait en sorte qu’on a plus de place pour mettre des déchets et on en tient moins compte un peu. En Europe, ça fait longtemps qu’ils ont mis plus de mesures pour diminuer le plus possible l’enfouissement et réutiliser les matières qui peuvent encore avoir une valeur. »

Cette bataille doit se mener sur deux fronts, estime Éloi Côté : la réduction de l’enfouissement et la bonification des alternatives permettant la réutilisation des matières.

« Pour que ça fonctionne, il faut trouver aussi des marchés et des réutilisations pour les différentes matières résiduelles qui sont générées. C’est beau de diminuer l’enfouissement, mais si on n’a pas d’autre chose à faire avec ces produits-là, ça ne sert pas à grand-chose. Par exemple le plastique, on l’envoie à des endroits pour qu’il soit trié, mais souvent il n’y a même pas d’option, donc il peut être accumulé pendant des années ou être envoyé à l’enfouissement. Il faut trouver des débouchés ou des mécanismes pour favoriser la réutilisation de ces matières-là. »

De plus, RSI Environnement propose de favoriser ou d’obliger l’utilisation de matières recyclées dans les appels d’offres publics; de bonifier les leviers financiers existants en recherche et développement dans les secteurs des technologies de tri et de décontamination; et de simplifier les critères pour faciliter le réemploi de matériaux recyclés.

L’organisation recommande même la mise sur pied d’une redevance à l’enfouissement. Les fonds amassés avec celle-ci pourraient ensuite aller à des projets de recherche et développement pour favoriser l’économie circulaire, croit Éloi Côté.

« Il y a beaucoup de choses qui peuvent être réutilisées, mais souvent, les coûts demandés pour rendre un produit réutilisable peuvent être assez importants. Ça fait en sorte que lorsqu’on a deux options, on va prendre la moins chère. Il y a beaucoup de choses qui sont enfouies actuellement et qui pourraient être revalorisées. Sauf que ça demande des investissements, de la technologie, de la recherche et du développement. »

RSI Environnement est un centre de traitement et de recyclage de sols contaminés et de matières dangereuses résiduelles, d’eau contaminée et de matières résiduelles. Elle est la seule entreprise au Québec à utiliser un procédé de désorption thermique à haute température.