RSI Environnement émet des suggestions au gouvernement.

RSI Environnement livre un mémoire

L’entreprise régionale RSI Environnement a produit un mémoire sur le projet du règlement de la Loi sur la qualité de l’environnement. L’entreprise spécialisée dans la décontamination et la revalorisation des sols depuis deux décennies y propose des pistes de solutions visant à renforcer le règlement.

L’entreprise basée à Saint-Ambroise se réjouit de la volonté du gouvernement provincial « d’assujettir l’industrie à des règles plus strictes et à un contrôle accru de ses pratiques ». Elle souligne notamment l’implication et la responsabilisation des villes et des municipalités dans le processus de décontamination.

Les processus de traçabilité ne sont pas inconnus à RSI Environnement, qui utilise des systèmes du genre avec des clients américains. En revanche, l’entreprise rappelle l’importance de ne pas compliquer davantage le processus et de ne pas augmenter les coûts associés. « Il faut éviter que ces facteurs contribuent à augmenter les pratiques illégales. À la lecture du projet de règlement, nous sommes d’avis que nous devons trouver un équilibre dans les pratiques », peut-on y lire.

L’entreprise spécialisée en traitement de sols contaminés et en gestion environnementale y va de nombreuses suggestions afin qu’ultimement un maximum d’entreprises emprunte le virage.

Le mémoire de RSI Environnement s’attarde également au retour des sols au propriétaire ainsi qu’aux sols provenant des autres provinces et d’autres pays.

L’entreprise, qui traite les matières contaminées dans son usine de Saint-Ambroise, souligne que le projet ne contient aucun élément relié aux matières dangereuses résiduelles. L’équipe de direction est d’avis que ledit règlement devrait également inclure les matières dangereuses résiduelles.

En dévoilant ce mémoire, l’entreprise se défend de rejeter le règlement. RSI Environnement confirme son entière collaboration alors que son équipe se rend même disponible pour de potentielles consultations. « C’est un beau pas vers l’avant. On voulait quand même rappeler que le projet doit être adapté aux besoins et aux réalités des entreprises qui l’utiliseront. La traçabilité, c’est super, il faut quand même que le gouvernement s’assure de la conformité des sites et que même si la traçabilité est bonne, que c’est envoyé dans des sites qui sont bel et bien autorisés. Il faut également de la surveillance, une “police verte” qui s’assurera que les choses sont bien faites sur les chantiers », précise le directeur des ventes chez RSI Environnement, Luc Caza.

« Une meilleure traçabilité des sols contaminés ainsi que des amendes plus salées ne pourront qu’améliorer grandement une situation qui était hors de contrôle », peut-on lire en conclusion du mémoire.