L’aventure du restaurant Rose & Basilic aura duré 10 ans au centre-ville d’Alma.

Rose&Basillic fermera ses portes

La pénurie de main-d’oeuvre fait une nouvelle victime. Le restaurant Rose & Basilic d’Alma fermera ses portes le 11 mars prochain, après 10 ans d’opération.

La propriétaire de l’établissement en a fait l’annonce sur sa page Facebook, lundi soir. Le créneau gastronomique de Rose & Basilic et la difficulté à recruter une équipe cuisine ont forcé Linda Décoste a mettre un terme aux activités de ce restaurant situé au centre-ville d’Alma. 

« La restauration est un domaine où la rentabilité est en équilibre précaire avec la qualité. Le type de produits et services que nous offrons et les standards que nous nous sommes imposés rendent cet état de fait d’autant plus difficile. Le volume de clientèle devient alors crucial pour la pérennité de ce genre d’établissement. Dans un milieu comme le nôtre, ce volume est trop faible et par conséquent il ne permet pas un seuil de rentabilité suffisant », explique Mme Décoste.

« La deuxième et principale raison de notre décision est le départ de notre chef et l’incapacité à dénicher la main-d’oeuvre qualifiée requise au type de restauration que nous vous avons offert depuis nos débuts. Une véritable et critique pénurie de main-d’oeuvre se fait sentir dans notre domaine et elle nous force à faire le constat suivant : il est préférable de cesser nos opérations plutôt que de vous offrir un produit de qualité moindre. Vous avez des attentes élevées envers notre cuisine et votre satisfaction demeure notre priorité, même dans les moments les plus difficiles », ajoute-t-elle.

L’aventure Rose & Basilic aura duré plus longtemps que la moyenne des restaurants de la province. Ces commerces sont reconnus pour leur courte durée de vie, due aux minces marges de profits et à la difficulté de recruter des employés. Les restaurants qui offrent le service aux tables affichent des marges qui frôlent à peine les 3 %, selon les données de l’Association des restaurateurs du Québec.

Seulement 15 % des restaurants survivent au delà de neuf ans. Et plus de 70 % des établissements ferment après seulement cinq ans.

L’auberge qui se trouve dans le même édifice que le restaurant demeura ouverte. Les gens pourront encore louer des chambres et les salles resteront disponibles pour les groupes avec service de traiteur externe. « Dans les prochaines semaines, nous vous consulterons ainsi que d’autres intervenants afin de trouver un créneau qui répondra aux attentes d’une plus vaste clientèle tout en offrant des produits de qualité. Nous serons donc ouverts aux suggestions qui nous seront aimablement soumises », écrit Mme Décoste, précisant que les obligations envers les fournisseurs seront honorées.

La propriétaire de Rose & Basilic, Linda Décoste