La boursière Josée Maurais, au centre, est entouré du scientifique de recherche, François Laplante, et de la responsable du programme des nouveaux diplômés chez Rio Tinto, Isabelle Ferron, dans un laboratoire du Centre de recherche et de développement d’Arvida.

Rio Tinto ouvre ses portes à ses boursiers

Les huit récipiendaires des bourses Rio Tinto ont été traités aux petits oignons, jeudi, en visitant les installations régionales de la multinationale. Le but de la démarche était de faire connaître les opérations de la compagnie pour aider les étudiants à faire un choix éclairé sur leur carrière.

«On ne peut pas être attiré par quelque chose qu’on ne connaît pas donc notre intention est avant tout de faire connaître Rio Tinto, a expliqué la responsable du programme des nouveaux diplômés chez RT, Isabelle Ferron. On leur fait visiter nos installations et s’il y a un coup de coeur, d’un côté comme de l’autre, tant mieux, mais il n’y a aucune obligation. Nos boursiers peuvent devenir de bons ambassadeurs et ils vont nous aider à faire connaître Rio Tinto dans les universités.»

Le programme de bourses Rio Tinto s’adresse aux étudiants de deuxième et troisième cycle (maîtrise et doctorat) universitaire qui travaillent sur un projet de recherche. La bourse est d’une valeur de 18 000 $. Jeudi, les huit lauréats ont accepté l’invitation de Rio Tinto, dont Ève Bilodeau, étudiante à la maîtrise en ingénierie à l’Université du Québec à Chicoutimi.

En plus de l’UQAC, l’École de technologie supérieure, l’Université Laval, l’Université McGill, l’École polytechnique de l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke et l’Université de la Colombie-Britannique sont les établissements universitaires participants, soit ceux qui offrent des programmes de chimie.

Les bourses d’études supérieures Rio Tinto sont une façon d’encourager la recherche chez les universitaires. La boursière Josée Maurais, de l’Université de Sherbrooke, était la porte-parole des récipiendaires au moment de l’entrevue. Le travail de maîtrise de la Magogoise porte sur les émissions fugitives de poussières et les propriétés psychochimiques des résidus de bauxite.

Elle est donc liée à Rio Tinto par son projet de recherche, mais n’a ressenti aucune obligation de la part de la compagnie lors de la visite de jeudi.

«La bourse donne une certaine indépendance, dans le sens qu’on peut se concentrer sur nos études et on n’a pas besoin de s’inquiéter financièrement, a partagé Josée Maurais. J’ai pu m’investir davantage dans mon projet et c’est motivant de voir qu’il y a des industries qui s’intéressent beaucoup dans la recherche et dans les projets qu’on mène dans les universités.»

L’opération de jeudi a été l’occasion d’établir un contact avec les scientifiques en devenir, à une période où la pénurie de main-d’oeuvre touche tous les secteurs, y compris ceux de la recherche avancée.

«On a mis en place des structures pour être compétitifs et être beaucoup plus innovateurs dans nos façons de recruter, a expliqué Isabelle Ferron. On a des plateformes Instagram et on fait des campagnes de recrutement dans les universités. On veut être très tôt dans le processus, en développant des partenariats avec les universités d’écoles de génie.»

En plus du domaine de la recherche, Rio Tinto offre différents postes qui sont affichés sur leur site Web. «On est toujours à la recherche de talent», a conclu Mme Ferron.