Rio Tinto met en disponibilité ou en télétravail de 30 à 60 travailleurs

Rio Tinto (RT) adopte des mesures afin de tenter de limiter la propagation de la COVID-19 au sein de ses installations en obligeant les cadres non essentiels à effectuer du télétravail et en fermant certains chantiers ainsi que le Centre de recherche et de développement Arvida.

Rio Tinto (RT) adopte des mesures afin de tenter de limiter la propagation de la COVID-19 au sein de ses installations en obligeant les cadres non essentiels à effectuer du télétravail et en fermant certains chantiers ainsi que le Centre de recherche et de développement Arvida.

La direction n’est pas en mesure de préciser combien de travailleurs sont affectés par la décision au Saguenay-Lac-Saint-Jan en raison de l’évolution rapide de la situation.

Selon Malika Cherry, porte-parole de RT, toutes les activités essentielles à la production d’aluminium se poursuivent dans le respect de la santé et de la sécurité des travailleurs et des actifs des opérations, mais il n’est pas possible de chiffrer présentement l’impact de ces mesures à travers tout le réseau.

Mercredi matin, le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA-UNIFOR), Donat Pearson, estimait que de 30 à 60 travailleurs seraient mis en disponibilité ou en télétravail au Complexe Jonquière.

M. Pearson a mentionné que les secteurs touchés sont les opérations en usine, les bureaux ainsi que le Centre de recherche qui sera complètement fermé. Aucune unité de production ne cesse ses activités, même si des sous-traitants affectés à certains projets devront les arrêter.

M. Pearson a mentionné que des discussions ont eu lieu avec la partie patronale sur les mesures à adopter pour protéger les travailleurs et le personnel en place. « Pour le moment, c’est difficile de critiquer lorsque personne ne perd son emploi ou son salaire. On est chanceux, considérant tout ce qui se passe à l’extérieur », commente le leader syndical.

Du côté de l’employeur, la porte-parole Malika Cherry a mentionné que la direction analyse quels projets à travers ses installations du Saguenay-Lac-Saint-Jean seront mis sur pause ou non.

Soulignons que Rio Tinto fait appel à plusieurs entreprises en sous-traitance pour assurer ses activités quotidiennes dans les secteurs du transport d’anodes, de matières premières, de siphonnage de cuves, entretien. 

Par voie de communiqué, Rio Tinto a fait savoir qu’elle entend participer à l’effort pour combattre la COVID-19 en limitant ses activités. 

Rio Tinto met en place progressivement des mesures de dépistage des personnes à risque avant l’entrée en usine, par l’ajout de postes de contrôle. 

Les employés devront prévoir un délai de quelques minutes pour l’entrée au travail tout en s’assurant de maintenir une distance de deux mètres entre les personnes.

L’entreprise annonce la fermeture des services de préparation de nourriture dans les cafétérias. Les employés sont encouragés à apporter leur lunch ou à le faire livrer dans des lieux de dépôt prévus à cet effet.

Fermeture du Centre de recherche

Il y aura fermeture jusqu’au 13 avril du Centre de recherche et de développement Arvida, tandis que les projets non essentiels sont reportés tout comme les activités d’arrêt et de démarrage de cuves.

Les employés qui pourraient être retournés à la maison verront leur salaire de base maintenu, et ce, jusqu’au 13 avril. Ils doivent demeurer disponibles pour se présenter au travail en tout temps. 

Dans un message transmis aux employés, Alf Barrios, chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, rappelle que l’entreprise est l’un des employeurs les plus importants au sein de certaines communautés qui l’accueillent.

« L’aluminium est une composante vitale de la production de masques N-95, de ventilateurs, d’instruments médicaux, d’appareils et de lits d’hôpitaux, soit autant d’articles nécessaires aux efforts de lutte et de rétablissement », a affirmé M. Barrios.