Sylvana Bollini, des ressources humaines et Richard Guay, directeur des opérations de l’usine Grande-Baie, se réjouissent de l’investissement de 40 millions de dollars annoncé et qui permettra d’assurer un futur à l’usine baieriveraine.

Rio Tinto investit 40 M$ à l'Usine Grande-Baie

L’Usine Grande-Baie, de Rio Tinto, profitera d’un investissement de 40 millions $ afin d’augmenter sa production annuelle de 9000 tonnes d’aluminium chaud à compter de janvier 2018.

L’annonce a été faite aux quelque 500 employés de l’usine, lundi après-midi, qui l’ont accueillie avec bonheur. 

« Cet investissement en est un de croissance, afin d’augmenter notre production. Ce sont 40 M $ pour notre usine, dont 16 millions $ iront en retombées économiques pour la région », mentionne Richard Guay, directeur des opérations du regroupement P-155 (Laterrière et Grande-Baie), en annonçant l’investissement au Quotidien.

« Une somme de 20 M $ servira à l’augmentation de l’ampérage dans le secteur de la haute tension. Les salles de cuves fonctionnent avec de l’énergie et il faut augmenter l’ampérage pour obtenir plus de production. L’autre 20 M $ visera à améliorer le système de contrôle de nos 384 cuves. Ce système sera modernisé afin de nous permettre de hausser notre production de 9000 tonnes d’aluminium chaud annuellement », ajoute M. Guay.

Actuellement, l’usine produit 235 000 tonnes d’aluminium chaque année. La production supplémentaire, qui se fera graduellement à partir de janvier 2018, permettra de mieux répondre aux besoins et attentes de ses clients.

L’aluminium chaud produit à La Baie est transformé en lingot de laminage, qui est considéré comme un produit à valeur ajoutée. Cette production est envoyée au client sous forme d’un énorme lingot, qui lui est pressé dans un laminoir. Il devient, à la conclusion du processus, une tôle d’aluminium servant à faire des cannettes et des pièces automobiles.

« L’ajout de production permettra de produire 13 000 tonnes supplémentaires de lingots de laminage. En plus, ces temps-ci, la tôle d’aluminium, qui en est tirée, est beaucoup utilisée dans le domaine de l’automobile. L’investissement devient encore plus intéressant. »

« Cette augmentation de production suit l’augmentation du niveau d’aluminium dans l’automobile. Ça nous permet de suivre le marché et de capturer les commandes qui sont bonnes. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nos employés. Ceux-ci ont mis l’épaule à la roue dans le plan d’amélioration et là ils voient le retour du balancier », admet M. Guay.

L’Usine Grande-Baie a 37 ans et est la deuxième plus âgée du réseau du Saguenay-Lac-Saint-Jean après le Complexe Jonquière.

Chaque investissement obtenu revêt donc un caractère particulier. 

« Ce n’est pas une usine à bout d’âge. Le mot futur est très important. Lorsque nous pouvons attirer des investissements pour augmenter la production et capturer plus de commandes de nos clients, ça assure notre futur. Notre rôle est de s’assurer que nous serons encore là dans 15-20 ans », note le directeur des opérations.

Implication

L’investissement ne créera pas de nouveaux emplois, mais consolide les 500 emplois actuels à l’intérieur de l’usine. Il s’agit d’un pas en avant pour assurer le futur de l’Usine Grande-Baie.

« Ces investissements s’intègrent dans un plan global de changement et d’amélioration. Nous avons une culture d’implication et de participation des employés depuis les débuts de l’usine. Il est super important de les consulter dans les changements que nous faisons », indique Sylvana Bollini, partenaire d’affaires en ressources humaines chez Rio Tinto.

« Dans cette démarche, c’est ce que nous avons mis en place. Ils ont accepté notre invitation de participer à l’influence pour les changements. Nous avons mis sur pied 18 comités auxquels 60 personnes ont pris part durant 2000 heures dans les derniers mois. Au bout du compte, les employés ont influencé la nature du plan d’amélioration optimum », conclut Mme Bollini.