Rio Tinto élimine 8 à 15 postes de cadres

Rio Tinto procède présentement à une réorganisation des services régionaux avec l’abolition et le non-renouvellement de 8 à 15 postes de cadres dans un contexte où l’industrie de l’aluminium subit les contrecoups de la pandémie, la demande stagne et les prix baissent.

La porte-parole de la multinationale dans la région, Malika Cherry, a transmis au Quotidien une déclaration officielle qui fait état de la restructuration en cours sans faire état du nombre de postes en cause.

« En raison des conditions de marché difficiles dans le secteur de l’aluminium, Rio Tinto Aluminium met en place des mesures pour maintenir sa position concurrentielle. Pour continuer d’assurer la compétitivité de ses opérations, Rio Tinto Aluminium ajuste sa structure dans certains services », précise la déclaration de l’entreprise.

Invitée à commenter ces mises à pied, ou le non-renouvellement de contrats pour certains consultants, la porte-parole de Rio Tinto a indiqué que des ajustements sont nécessaires chaque jour afin de faire face à la situation difficile de l’industrie, comme en fait état la déclaration officielle.

« Ces ajustements sont effectués afin de répondre aux besoins de l’organisation et s’inscrivent dans un objectif de réduire les coûts et demeurer agiles et flexibles dans un contexte de crise économique sans précédent », indique la société en guise de conclusion.

Lors de sa dernière grande réorganisation, Rio Tinto avait procédé à deux vagues de mises à pied au sein de son personnel-cadre. Dans la région, au moins 150 emplois avaient été supprimés en quelques semaines.

Des informations obtenues lundi par Le Quotidien ont fait état d’un vent d’inquiétude au sein du personnel-cadre. Le Quotidien avait obtenu la confirmation d’une source indépendante que sept gestionnaires avaient été accueillis à la barrière des installations par le service de sécurité. Il s’agit de cadres responsables des entrepreneurs oeuvrant dans les usines en sous-traitance.

Il s’agit d’une seconde mauvaise nouvelle en provenance des installations régionales de Rio Tinto. Il y a quelques semaines, l’entreprise a confirmé une diminution de 8000 tonnes métriques d’aluminium par année dans les salles de cuves précuites de Jonquière en ne remplaçant pas les cuves qui ont atteint leur fin de vie pour les « cuves mortes ». Plusieurs considèrent que c’est le début de la fin de cette partie du complexe et que l’entreprise va tout simplement laisser mourir les cuves une après l’autre.