Le député libéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, est grandement interpellé par le problème de la pénurie de main-d’oeuvre.

Richard Hébert consulte le milieu sur la pénurie demain d'oeuvre

Force est d’admettre que les problèmes découlant de la rareté de la main-d’oeuvre dépassent largement l’esprit des gestionnaires et les limites de leurs entreprises. Grandement interpellé par l’enjeu, le député fédéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, s’est adjoint les services des chambres de commerce du Lac-Saint-Jean afin d’obtenir une idée précise de l’ampleur des conséquences de cette pénurie.

Afin de colliger un maximum de données, les chambres de commerces et d’industrie (CCI) sont au coeur d’un processus qui permettra, au final, d’obtenir un portrait juste de la réalité et des besoins des entreprises jeannoises.

Le libéral Richard Hébert est grandement interpellé par cette problématique maintenant généralisée. Lors d’un entretien avec Le Progrès, il a cité en exemple les Serres Toundra qui ont mis fin à la production d’une variété de concombres vu les restrictions de main-d’oeuvre. La phase 2 de cette même entreprise nécessiterait une centaine de personnes de plus.

Les exemples de rareté de la main-d’oeuvre et les conséquences de celle-ci sont de plus en plus présents. Le député Richard Hébert rapporte qu’une centaine de postes sont à combler, à court terme, et une soixantaine, à moyen terme, sur le territoire de la MRC de Maria-Chapdelaine. Il ajoute également les nombreuses entreprises qui doivent réduire leur période de production et d’ouverture, faute d’employés.

Celui qui a terminé sa première année en poste en octobre s’est donné la mission de prendre contact avec les quatre CCI du Lac-Saint-Jean dans un avenir rapproché. Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations souhaite réaliser, au maximum, cet exercice de collecte d’informations alors qu’il a l’intention de rencontrer les responsables des CCI.

La solution à ce problème de gestion des ressources humaines réside en partie, selon lui, dans l’immigration. M. Hébert s’appuie sur le bilan démographique de l’Institut de la statistique du Québec publié jeudi. Toutefois, il reste conscient des limites et délais de l’immigration. Celui qui est âgé de 60 ans et qui ne voit pas le jour où il s’arrêtera propose l’apport de la main-d’oeuvre plus âgée. Pour en attirer davantage, il faudrait, selon lui, réduire les pénalités appliquées au supplément de revenu garanti. Il se réjouit des pistes de solution telle que la stratégie d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre Ose le Pays-des-Bleuet, une initiative des MRC de Maria-Chapdelaine et du Domaine-du-Roy.

Les cci se prononcent

La Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est a développé un questionnaire pour ses membres afin de bien cibler les réalités vécues. Le secteur économique, le type d’emploi offert ainsi que l’embauche de jeunes étudiants se retrouvent au coeur des questions. Les mesures novatrices et le recours aux services d’organismes ou d’aides gouvernementales figurent également parmi les questions.

De son côté, la Chambre de commerce et d’industrie de Dolbeau-Mistassini a procédé autrement. « Nous avons répondu aux questions de l’équipe de Richard Hébert par rapport à notre milieu et ce qui se passe dans nos entreprises membres », explique la directrice générale Audrey Jobin.