Retard dans les cultures: 116 avis de dommages

Le temps plus froid au printemps s’est répercuté sur toutes les phases des grandes cultures et a provoqué un retard de deux semaines, de telle sorte que la Financière agricole a enregistré jusqu’à maintenant 116 avis de dommages dans l’ensemble de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Globalement, l’agronome et directeur régional, Yves Lefebvre, explique que le printemps frais a causé un retard dans les semis. Ce retard a eu un impact sur leur levée et aujourd’hui, le constat sur le terrain confirme un manque à gagner sur la croissance des plants.

« L’an dernier, à la même date, nous avions déjà reçu 199 avis de dommages dans les différentes récoltes. La différence entre le nombre d’avis de cette année et l’an dernier s’explique par une baisse des dommages causés par la sauvagine », explique l’agronome.

Les oies blanches et les outardes sont demeurées plus longtemps dans la plaine du Saint-Laurent au printemps. Elles ont été beaucoup moins nombreuses à faire une halte migratoire dans la région. Les milliers d’oies qui se nourrissent dans les champs causent des dommages importants.

Pour le moment, toujours selon les commentaires du directeur régional de la Financière agricole, les avis de dommages concernent surtout les plantes fourragères.

Les professionnels de l’agence ont effectué des visites sur le terrain afin d’évaluer la situation. Ils ont constaté des plaques de gel dans les champs. Il s’agit d’une situation constatée un peu partout. Ces plaques de gel hivernal font diminuer le rendement des cultures.

Il est cependant possible que le temps permette un certain rattrapage, en fonction de la météo. Le printemps tardif a aussi un impact sur les bleuets, qui constituent un apport économique pour le secteur agricole du Lac-Saint-Jean.


«  L’an dernier, à la même date, nous avions déjà reçu 199 avis de dommages dans les différentes récoltes. La différence entre le nombre d’avis de cette année et l’an dernier s’explique par une baisse des dommages causés par la sauvagine.  »
Yves Lefebvre

En revanche, ajoute l’agronome, les bleuetières ont été recouvertes d’une importante couche de neige pendant l’hiver. Il n’y a pas eu de gel tardif au printemps. Ces deux éléments sont majeurs pour la qualité de la récolte dans le cas du bleuet.