Renaître tel un phénix

Sujet longtemps tabou, les difficultés en affaires sont synonymes d’échec, d’incompétence et d’incapacité, des mots qui peuvent vous suivre longtemps. Pourtant, dans la plupart des histoires, il ne se trouve aucun de ces qualificatifs négatifs.

Même plus, dans beaucoup de récits qui se terminent mal, il y a l’embryon d’un autre projet, d’une autre idée et, surtout, d’une volonté de faire les choses autrement.

Dans ce Cahier Affaires, intitulé Tel un phénix, du mot grec décrivant un oiseau légendaire ayant le pouvoir de renaître après s’être consumé dans les flammes, nous vous racontons des histoires d’échecs, de difficultés, de défis, de réflexions, de décisions et de changements.

Des histoires qui ont rendu des hommes et des femmes meilleurs(es), qui les ont ramenés(es) à l’essentiel de leurs valeurs et qui les ont fait renaître comme le phénix. Des histoires, belles à décrire, mais qui comportent leurs lots de nuits blanches, de dépit, de découragement, de honte, parfois, et de paralysie.

Il faut le dire aussi: des échecs qui ont fait des victimes collatérales, des travailleurs qui ont perdu leur emploi, des fournisseurs qui n’ont pas été payés et un entourage déçu.

Le cas de Régent Pelletier est probablement le plus en phase avec le thème inspiré de la mythologie. Les flammes l’ont complètement consumé. Quatre cents millions $ de chiffre d’affaires, 125 emplois, et de la reconnaissance, en voulez-vous ? En v’là ! Régent Pelletier par ci, Régent Pelletier par là, l’incarnation du nouvel homme d’affaires dans une région dominée par la grande industrie. Du jour au lendemain, que des cendres !

Hé bien ! Il a ressuscité notre homme. Aujourd’hui, Spartan industriel emploie 45 personnes et a à sa tête un homme qui a vécu la douleur de l’échec.

Quand sont arrivés les Netflix de ce monde, les télévisions qui nous permettaient d’écouter le film que nous avions manqué, l’Internet et autres, qui aurait cru qu’une entreprise de location de films pouvait survivre ? « Avant, on louait du bonheur, affirment Robert Naud et Annie Archambeault, de Première, aujourd’hui, on en vend ! » Avec un esprit aussi vif que ça, l’abandon peut bien attendre.

Myriam Larouche, d’À l’Orée des champs, avait une belle affaire que tous aimaient. Produits nichés et table champêtre ont fait la réputation de l’entreprise. Mais, le détour vers un service de traiteur lui a fait vivre des moments de misère. Depuis qu’elle est revenue à son ADN, la vie est meilleure.

Il y a des dénominateurs communs aux difficultés. Éric Morin, de Raymond Chabot, parle comme un psy. N’attendez pas trop tard avant de consulter, dit-il. Demander de l’aide ne sied pas seulement à votre état mental, mais aussi à votre bilan financier. Il donne quelques pistes pour que les hommes et les femmes en affaires puissent identifier le bon moment pour composer le 911.

Lui, il ne cesse de surprendre : Laval Boulianne. Acquérir un hôtel à 72 ans, il faut le faire ! C’est le chroniqueur Roger Blackburn qui est allé rencontrer l’homme d’affaires. Il explique ce qui l’anime et pourquoi il ne s’achète pas une chaise berçante.

Les lecteurs diront sans doute : Le Quotidien et Le Progrès, vous en êtes aussi un exemple d’entreprise qui doit revoir son modèle d’affaires. Ces derniers auront raison. Le thème était choisi depuis un temps et voilà qu’il s’applique à nous. Nous espérons un jour vous raconter comment nous nous sommes relevés.

Bonne lecture à tous !