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La multinationale BD a joué un rôle primordial dans le soutien des systèmes de santé au pays pendant la crise de la COVID.
La multinationale BD a joué un rôle primordial dans le soutien des systèmes de santé au pays pendant la crise de la COVID.

Québec, joyau de la multinationale BD

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
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Comme bien des entreprises de technologie médicale, la multinationale BD a joué un rôle primordial dans le soutien des systèmes de santé au pays pendant la crise de la COVID. Non seulement elle a vu à ce que les hôpitaux à travers le Canada ne manquent pas d’équipements médicaux, mais elle a également mis au point des tests rapides de dépistage du virus. Et c’est à Québec qu’ils ont été développés.

«Notre usine de Québec produit des tests moléculaires depuis plusieurs années», explique Julie Bayley, directrice médicale chez BD Canada (Becton, Dickinson and Company), une des plus grandes entreprises en technologie médicale au monde. «Quand la crise s’est amorcée, nos gens à Québec se sont adaptés rapidement. Ils ont complètement arrêté la production de nos autres tests et ils ont mis toutes leurs ressources sur le développement et la production d’un test rapide pour le dépistage de l’antigène du SRAS-COV-2 et des tests PCR.»

«Ils ont aussi multiplié de plusieurs fois leur capacité de production afin de répondre à la demande mondiale. Les tests qui ont été fabriqués à notre usine de Québec ont répondu aux besoins des Québécois et des Canadiens. Certains ont aussi été exportés partout dans le monde. Au total, l’usine de Québec a produit 11,6 millions de tests rapides en 2020. Ils furent un outil supplémentaire dans l’arsenal que les gouvernements ont mis à la disposition de diverses juridictions afin de les aider dans leurs efforts à prendre le contrôle de la pandémie.»

Comptant 300 employés, l’usine de Québec a été ouverte en 2009. Mme Bayley indique qu’elle fait partie des joyaux de l’entreprise BD. Elle ajoute que celle-ci figure d’ailleurs parmi les finalistes de la catégorie Manufacturier innovant du prochain gala des Fidéides, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, qui aura lieu en novembre. «C’est le centre d’excellence des tests moléculaires de toute notre organisation à travers le monde. Pour nous, c’est une grande fierté.»

Répondre aux besoins

Il n’y a pas qu’à Québec où BD a dû faire preuve de souplesse. À travers toutes ses usines, l’entreprise américaine, qui fabrique des aiguilles, des seringues, des tubes pour les prélèvements, des cathéters, etc., mais qui fait aussi la livraison de médicaments et de pompes à infusions et qui développe des instruments de recherche, a vu la demande pour ses produits exploser. Mme Bayley avoue que personne chez BD n’avait anticipé avec exactitude l’ampleur qu’aurait la pandémie avec ses différentes vagues et la pression qu’elle mettrait sur les gouvernements et les réseaux de la santé en particulier. Elle ajoute que tout le monde chez BD a cependant fait preuve de flexibilité pour augmenter les heures de production et leur cadence, certaines ont été multipliées jusqu’à huit fois, mais aussi pour rapatrier des sites de productions et pour s’assurer que la main-d’œuvre serait disponible dans le but de répondre à la demande mondiale et pour supporter les efforts et les ambitions des gouvernements.

Alors que les besoins et la demande en divers équipements médicaux étaient criants à travers le pays, BD a réussi à répondre à la demande. Jamais elle n’a dû composer avec quelque rupture de stock que ce soit. Mme Bayley mentionne qu’avant même que la pandémie ne prenne de l’ampleur, les gouvernements, comme celui du Québec, ont analysé leurs capacités hospitalières et qu’ils ont demandé à ses partenaires de se préparer pour les pires scénarios possibles et afin d’accroître leurs inventaires et d’avoir des bons modèles d’approvisionnement. Tout ça dans le but de s’assurer d’avoir les équipements nécessaires afin de prendre soin de tous les patients dans le réseau de la santé.

Mme Bayley dit que dans chacune des usines de la compagnie, on a senti un engagement de la part des employés, qui désiraient supporter les réseaux de la santé avec qui ils sont partenaires dans la crise. Chacun se demandait s’il pouvait en faire plus. Elle est d’avis que la crise a rallumé chez les artisans de BD la raison d’être de ce qu’ils faisaient tous les jours. Aujourd’hui, ils sont tous très fiers de l’impact qu’ils ont eu.

«À l’époque, j’avais parlé à Nancy Piché, la gestionnaire de fabrication de notre usine de Québec. Elle m’avait dit qu’elle sentait la conviction de nos gens. C’est le climat dans lequel nous étions. Pour moi, c’est une grande fierté de savoir que nos employés ont cette attitude.»

La baisse des cas de COVID et du nombre d’hospitalisations au printemps n’a cependant pas signifié pour la multinationale une diminution de la demande de ses produits. La campagne de vaccination qui s’est amorcée en février a obligé BD à produire davantage de seringues et d’aiguilles. Et avant même qu’un premier vaccin n’ait été approuvé au Canada, l’Américaine avait déjà fourni 190 millions de seringues et d’aiguilles aux gouvernements du pays.

«Il fallait sécuriser les inventaires et supporter les efforts de déploiement afin de s’assurer que lorsque la campagne de vaccination s’amorcerait, le personnel de la santé aurait les outils nécessaires.»

Selon Mme Bayley, tant les gouvernements que les entreprises comme la sienne auront beaucoup appris de la crise de la COVID. Elle croit que la pandémie aura démontré l’importance de prévoir les inventaires au niveau du matériel médical, mais aussi du rôle que les entreprises comme BD pouvaient jouer dans la gestion d’une crise sanitaire. Elle a ajouté que les entreprises avaient aussi appris à être prêtes à faire face à n’importe quelle situation, qu’elles devaient s’assurer d’avoir des chaînes d’approvisionnement robustes afin de répondre à la demande et faire preuve de flexibilité.

Même si les nuages de la crise semblent vouloir faire place à un ciel bleu, les employés de BD ne s’assoiront pas sur leurs lauriers pour autant quand la crise sera chose du passé. À l’usine de Québec, par exemple, ils vont continuer à investir autant d’énergies sur le développement de nouveaux tests à technologies moléculaires de même que sur des plateformes de diagnostics.

«On va aussi continuer à travailler afin d’être capables de supporter les divers systèmes de santé dans le monde. Par exemple en ayant des stratégies robustes pour attaquer le délestage des chirurgies. On veut vraiment les supporter et s’assurer qu’ils aient les bonnes technologies, des technologies innovantes pour vraiment répondre à leurs ambitions et aux objectifs qu’ils se fixeront.»