Comment devenir un meilleur leader

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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Le leadership n’est pas une compétence générale. En fait, c’est même l’une des choses les plus difficiles à maîtriser, notent Adam Grant et Erika James, professeurs en gestion à l’École de gestion Wharton School de l’Université de Pennsylvanie dans un texte où ils discutent de l’importance de remettre en question les façons de faire et de s’engager afin de devenir de meilleurs leaders.

L’article met notamment en lumière l’importance de s’ouvrir aux nouvelles idées. À titre d’exemple, Adam Grant souligne avoir rencontré un groupe de PDG du Fortune 500, en 2018, en leur faisant part de preuves qu’ils pouvaient obtenir plus de productivité et plus de satisfaction de la part des employés en les laissant travailler en partie à distance. Et ce, sans coût additionnel. Il leur a même proposé, sans succès, de tenter l’expérience une seule journée par semaine, le vendredi. Or, la pandémie les a finalement forcés à le faire sans qu’ils y soient préparés.

Outre la résistance aux changements, il faut aussi savoir reconnaître ses propres lacunes et ne pas avoir peur des points de vue différents. Le succès dépend de la capacité d’un dirigeant à faire réussir les autres. Mais l’art du leadership est difficile à maîtriser parce qu’il n’y a pas d’équation à résoudre, affirme Erika James, qui est aussi psychologue organisationnelle. Chaque circonstance est différente et nécessite de la part d’un dirigeant son propre niveau d’intelligence émotionnelle et de sens des relations interpersonnelles pour pouvoir tirer le meilleur parti des personnes avec lesquelles il travaille, conclut-elle.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce