Au cours des derniers jours, la société a fait paraître un avis d’acceptabilité de l’étude d’impact environnemental déposée par le promoteur, en octobre dernier, auprès du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Projet d'Énergir: la période de consultation démarre

Le projet de prolongement du gazoduc vers la Zone industrialo-portuaire (ZIP) de Grande-Anse par Énergir franchira une nouvelle étape le 17 avril alors que s’amorcera officiellement la période d’information et de consultation du public.

Au cours des derniers jours, la société a fait paraître un avis d’acceptabilité de l’étude d’impact environnemental déposée par le promoteur, en octobre dernier, auprès du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Rappelons qu’Energir projette la construction d’un gazoduc de transmission et d’alimentation de 14 kilomètres sur le territoire de Saguenay, destiné à alimenter en gaz naturel la zone industrialo-portuaire en prévision de la construction de l’usine de transformation du minerai que souhaite y implanter Métaux BlackRock à l’automne 2020. Le tracé de la nouvelle section de gazoduc longera parallèlement le tracé de la desserte ferroviaire.

Selon les données de l’étude d’impact, l’abondance des milieux humides présents sur le territoire ainsi que la perte de superficies forestières productives constituent les deux composantes valorisées qui seront affectées par le projet. La perte de superficies forestières productives sera limitée, quant à elle, à la portion de l’emprise permanente qui devra être maintenue déboisée à des fins de surveillance et d’entretien.

Quant aux autres impacts identifiés pour le projet, ceux-ci seront généralement ponctuels et reliés au bruit émanant des postes de vannes et de livraison ainsi qu’aux points de traversée des cours d’eau.

Depuis mars 2018, la Loi québécoise sur l’environnement prévoit notamment qu’on tienne compte des émissions de gaz à effet de serre attribuables à un projet pendant sa phase de construction et d’exploitation.

Selon les estimations, la présence sur le chantier de 30 à 35 travailleurs de la construction logés à Chicoutimi et de la machinerie nécessaire aux travaux de déboisement et de mise en place du gazoduc, y compris le transport des tuyaux à partir de Calgary, entraînera l’émission de 4700 tonnes de CO2. L’exploitation annuelle de cette section du gazoduc émettra 139 tonnes.