Robert Nault et Annie Archambault débordent d’idées comme au Jour 1.

Première: la diversification pour survivre

Le déclin de la location de films n’a pas été suffisant pour sonner le glas de l’entreprise régionale qu’était, à l’époque, Première vidéo. La diversification de l’offre a permis au commerce qui se nomme maintenant Première de poursuivre ses activités et même de développer d’autres créneaux.

« On a conservé toujours le même fil conducteur du divertissement. Avant, on louait du bonheur. Maintenant, on vend du bonheur [...] On est aussi présents qu’avec les films. On entre encore dans les maisons des clients », explique simplement l’un des propriétaires, Robert Nault.

Sandra Fortin et Mathilde Gauthier sont employées chez Première.

À ses débuts, les revenus de location de films représentaient 100 % de Première vidéo. Aujourd’hui, cette offre rejoint 10 % des revenus qui ont augmenté de 50 % depuis la création de l’entreprise régionale, il y a une trentaine d’années.

Malgré les changements effectués, Robert Nault se réjouit de n’avoir jamais cédé à la tentation de dénaturer le commerce familial en offrant, notamment, des produits qui n’étaient pas appropriés pour toute la famille.

Robert Nault et Annie Archambault ont un fort attachement à leur clientèle qu’ils ont vu grandir au fil des années.

« Notre objectif, ç’a toujours été de faire de la business et non pas de faire de l’argent. La priorité, c’est de bien comprendre les gens qui nous entourent. Il n’y a jamais personne, peu importe ses moyens, qui n’a pas été en mesure de se gâter chez nous. Ça peut être quelques bonbons ou un sac à main plus dispendieux », expose M. Nault.

Le virage réussi de Première Vidéo à Boutique Première puis à Première a été souligné par plusieurs, dont l’homme d’affaires et ancien expert de l’émission Dans l’oeil du dragon, Gaétan Frigon.

L’entreprise s’est offert une nouvelle image. Le commerce d’Alma présente de nouvelles couleurs.

De son côté, Annie Archambault n’a jamais vu la baisse des locations de films comme une fatalité. « On n’est pas négatifs face à ça. La technologie, on n’y peut rien. Tant mieux si elle est là, c’est ce qui permet de se développer encore plus. Il faut s’adapter et il fallait trouver d’autres avenues. On ne s’est jamais apitoyés sur notre sort. On a avancé », exprime-t-elle.

Une demande pour la location de films

Pour les amateurs du genre, sachez que l’équipe de Première s’engage à offrir la location de films tant qu’il y a en aura. « Ça fonctionne encore le film. Tant que les studios ne nous abandonneront pas, on va continuer d’en louer. La demande est encore là. Beaucoup de gens viennent chercher la nostalgie des anciens films », conclut Annie Archambault.

Le nouveau personnage de Première s’ajuste aux saisons et aux fêtes. Il pourra même porter des accessoires pendant le temps des Fêtes. Le magasin qui propose le nécessaire pour organiser des fêtes et des événements s’est offert une image plus jeune.

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L'ENTREPRISE N'A PAS ENCORE TOUT DÉBALLÉ

Fondée au milieu des années 80, Première n’a toujours pas complété son évolution. Si les dernières années ont permis d’ajouter à la location de films une vaste section de confiseries, un coin destiné aux ballons de tout genre et un espace pour les événements, les années à venir seront le théâtre d’autres bonifications. 

Pour la petite histoire, c’est l’un des fils du couple, Alexandre, qui oeuvre dans l’entreprise familiale, qui devant le manque d’offre de produits pour les anniversaires d’enfants a eu l’idée de développer ce créneau. 

« On est allumés comme au Jour 1. On est fiers de ce qu’on a et on aime ça », exprime simplement Robert Nault. 

Robert Nault voit d’un oeil positif les années à venir alors qu’il est convaincu du grand potentiel d’un commerce offrant des produits pour les fêtes familiales. Il s’agit, selon lui, du début d’une grande aventure. « Nous avons plein d’idée et une vision évolutive. On va continuer d’enrichir notre offre et nos services. C’est comme un nouveau départ. On s’est centralisés, on a de nouvelles couleurs, une nouvelle image et même un personnage », ajoute-t-il.

« On est chanceux. On est un beau cerveau collectif dans la famille. Les idées arrivent de tous côtés à n’importe quelle heure, autant dans le couple qu’avec les trois enfants », conclut Annie Archambault, qui croit que le multiservice des entreprises sera la clé de la réussite.

Robert Nault et Annie Archambault ont un fort attachement à leur clientèle qu’ils ont vu grandir au fil des années.

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DE PREMIÈRE VIDÉO À PREMIÈRE

Première Vidéo, Boutique Première et maintenant Première. L’équipe d’Annie Archambault et de Robert Nault a consacré beaucoup de temps et d’énergie à développer une nouvelle image pour le commerce. Le nouveau départ s’illustre avec un changement de couleurs, d’image et même la création d’un personnage. 

« On s’est cassé la tête à rendre le mot Première magique. L’objectif, c’était d’enlever la perception qu’on est un vieux club vidéo », souligne avec amusement Robert Nault. 

Le magasin qui offre tout ce qu’il faut pour organiser des fêtes et des événements s’est offert une image plus jeune. 

La première lettre de Première se veut vivante alors qu’elle porte des accessoires au fil des fêtes, dont l’Halloween et Noël.