Jean-Sébastien Fournier, superviseur de fabrication, faisait partie d’une équipe de quatre employés de Pratt and Whitney qui ont rencontré une soixantaine de candidats, mercredi, à Jonquière.

Pratt and Whitney en campagne de séduction

Le motoriste Pratt and Whitney est à la recherche de techniciens qualifiés pour ses trois usines de la région de Montréal.

Le fabricant du PT-6, le moteur le plus populaire au monde qui équipe les avions à turbohélice comme le DASH-8, et du fameux PW-800 qui propulse les nouveaux Airbus 220 (l’ancien CSeries), était de passage au Saguenay, mercredi, pour rencontrer des candidats afin de combler rapidement ses 150 postes vacants. La campagne de séduction s’est tenue dans les locaux du Delta Saguenay et au Cégep de Jonquière où une soixantaine de candidats potentiels avaient pris rendez-vous.

« Nous faisons une tournée provinciale, car nous sommes à la recherche de machinistes, inspecteurs, assembleurs, ingénieurs et même d’employés de bureau et de maintenance », explique Jean-Sébastien Fournier, superviseur en fabrication à l’usine de Longueuil. Et ce, pour un salaire qui commence à 26 $ de l’heure.

C’est pourquoi la compagnie avait pris entente avec le Cégep de Jonquière, dont la formation technique en génie mécanique produit d’excellents candidats pour un emploi qui demande beaucoup d’attention et de minutie. Car fabriquer une turbine d’avion ne se fait pas dans la poussière et les mains pleines d’huile.

« Vous devriez voir notre nouvelle usine de Mirabel (où est assemblé le TW-800). On se croirait chez un concessionnaire de voitures de luxe. C’est tout vitré et les moteurs sont montés sur des chaînes de transport ajustées à la hauteur de chaque technicien qui n’a pas à se pencher pour assembler les pièces. Au bout de la chaîne, il arrive au banc d’essais où on l’allume. C’est de toute beauté », s’enthousiasme M. Fournier.

Outre l’usine d’assemblage de Mirabel, inaugurée en 2010, P & W a son usine de fabrication et assemblage de Longueuil, qui compte aussi un centre de recherche et développement qui emploie 1500 ingénieurs et un centre de révision, réparation et entretien à l’aéroport de Saint-Hubert.

À Montréal, qui est la troisième métropole aérospatiale après Seattle (Boeing) et Toulouse (Airbus), Pratt and Whitney emploie 5000 personnes et 43 000 dans le monde.

« Avec le départ à la retraite des “baby-boomers”, nous devrons renouveler les deux tiers de notre main-d’œuvre d’ici à 2022 », explique Jean-Sébastien Fournier, qui aurait bien aimé rencontrer plus de candidats au Saguenay.

Isabelle Gagné, des affaires publiques, explique au téléphone que l’entreprise est bien consciente que la crise de la main-d’œuvre frappe toutes les régions du Québec. « Les offres de travail ne visent pas à les vider davantage, mais à offrir une belle perspective de carrière à des gens qui veulent expérimenter quelque chose de différent. »