Un des ateliers portait sur le harcèlement psychologique.

Pour bien préparer les employeurs

Pour une cinquième année, le Colloque Cain Lamarre travail et emploi s’est tenu mercredi avec pas moins de 150 participants à l’Hôtel Delta de Saguenay.

« Notre objectif est vraiment de donner des formations de haut niveau aux représentants des employeurs de la région sur des sujets de l’heure », explique Pierre Parent, associé en droit du travail au bureau de Saguenay.

Les secteurs visés sont autant des PME que dans le secteur public.

La journée comprenait une conférence d’ouverture suivie de quatre ateliers, alors que les participants en choisissaient deux selon leurs besoins.

« On a commencé ce matin avec la conférence d’ouverture qui traitait de la liberté d’expression, celle des salariés et évidemment de leur obligation de loyauté. On a abordé ça sous l’angle, beaucoup évidemment, des médias sociaux. On a vu dans la dernière année avec le cas de l’agronome et de l’infirmière qui se sont prononcés publiquement sur leurs conditions de travail. Par la suite, les gens étaient dirigés dans quatre ateliers différents. Il y avait d’abord les enquêtes en matière de harcèlement psychologique. C’est un sujet qui était à la mode au début des années 2000 quand il y avait eu des modifications au niveau de la loi. On ramène ça comme un étant un sujet de l’heure dans la mouvance du mouvement #MeToo. Il y a une recrudescence de dossiers en matière de harcèlement à connotation sexuelle », a commencé par énumérer l’avocat.

Pierre Parent, du bureau de Saguenay, et Louis-Charles Bélanger, de Rouyn, ont expliqué en quoi consistait le Colloque Cain Lamarre travail et emploi.

Les autres sujets étaient les droits des travailleurs étrangers, la protection des renseignements personnels et l’absentéisme au travail. Pour les travailleurs étrangers, le contenu du colloque était le même que dans les grandes villes, car les travailleurs ont ici les mêmes droits. Le phénomène est aussi de plus en plus présent ici avec la pénurie de main-d’œuvre.

« Pour la protection des renseignements personnels, les entreprises sont très à risque lors de départs d’employés de perdre des données. Avec une clé USB, on peut partir avec des milliers de pages », a-t-il donné comme exemple.

Quant à l’absentéisme, il a indiqué qu’il y « a beaucoup de cas liés à la santé mentale, au stress. » Le but était d’expliquer comment, avec une gestion humaine, il est possible de favoriser un retour au travail.

Le colloque s’adressait aux clients existants, mais pas exclusivement, et il était gratuit. L’avocat n’a pas caché que le tout pouvait déboucher sur de nouveaux clients. Invité à donner une idée du coût de faire appel à eux, il a répondu « que ça coûte plus cher de ne pas faire affaire avec nous autres ! »

Louis-Charles Bélanger, du bureau de Rouyn-Noranda, coordonne cet événement. Selon lui, les entreprises en région qui font appel à leurs services ont droit à des tarifs plus avantageux pour la même expertise.

Le colloque est donné dans six villes, et peut-être sept même. Encore une fois cette année, la tournée commençait dans la région.