Plus facile d’acquérir une propriété

La capacité financière des ménages d’acquérir une propriété s’est accrue au cours du premier trimestre de 2018 dans la région métropolitaine de recensement de Saguenay. Selon l’Indice d’abordabilité Desjardins (IAD), les coûts de possession ont subi une baisse qui permet de compenser la diminution du revenu moyen après impôts et même un peu plus.

L’indice d’abordabilité Desjardins est en hausse de 0,4 % au premier trimestre de 2018 par rapport au trimestre précédent. L’IAD est positif, mais il est tout de même moins élevé que ceux des régions de Trois-Rivières (2,4), Sherbrooke (7,9) et Québec (0,8). Par contre, il est supérieur à celui de Montréal qui affiche un indice négatif de -1,5 %.

« La situation de la RMR de Saguenay s’explique par le recul du prix moyen des maisons. Par contre, la hausse de l’IDA est un peu moins prononcée que dans certaines autres villes en raison du revenu moyen des ménages après impôts qui a fléchi légèrement. Partout ailleurs, le revenu s’est amélioré », explique Chantal Routhier, économiste responsable des études.

L’IAD permet de calculer le revenu de qualification nécessaire pour avoir accès à l’hypothèque.

L’IAD de la RMR de Saguenay est actuellement de 190.3. L’indice d’abordabilité doit être de plus de 100 points. « C’est largement supérieur à ce qu’il faut pour se qualifier pour l’acquisition d’une résidence. Les revenus des ménages sont suffisants pour acquérir une propriété. »

Les données permettent également de déterminer s’il est plus facile ou non d’avoir accès à une propriété aujourd’hui qu’il y a 20 ans.

« Selon nos données, les ménages de Saguenay ont toujours eu les revenus nécessaires pour l’acquisition d’une propriété depuis 1998. Un creux a été observé en 2008-2009. Il y a une légère tendance à la hausse depuis 2014. Depuis 2017, l’indice est supérieur à sa moyenne historique de 184.9. C’est donc plus facile pour les ménages. »

L’économiste s’attendait à ce que le resserrement des règles hypothécaires en vigueur depuis quelques mois ait un impact direct sur la capacité financière des ménages à acquérir une propriété. « Je m’attendais à davantage de contraction de l’IAD. Les taux d’intérêt entrent aussi en ligne de compte. Mais comme le prix des maisons a baissé, ç’a fait la différence », conclut-elle.