Le défi de l’atelier de ferblanterie, tenu au pavillon L’Oasis, a consisté à mettre à niveau une pièce de conduite de ventilation, une façon de semer l’idée de choisir ce corps de métier.
Le défi de l’atelier de ferblanterie, tenu au pavillon L’Oasis, a consisté à mettre à niveau une pièce de conduite de ventilation, une façon de semer l’idée de choisir ce corps de métier.

Plus de 800 élèves au Défi des recrues

Les efforts visant à intéresser les élèves de niveau secondaire de la Commission scolaire (CS) des Rives-du-Saguenay aux métiers professionnels se poursuivent. La seconde édition du Défi des recrues s’est tenue, jeudi, au sein du Centre de formation professionnelle (CFP) du Grand-Fjord, ainsi qu’aux pavillons L’Oasis, Équipement motorisé et Laure-Conan.

Selon Simon Lavoie, directeur adjoint à L’Oasis, plus de 800 élèves de troisième secondaire provenant de cinq écoles ont été conviés à relever des défis reliés à divers métiers, dans le cadre d’une compétition amicale.

Par exemple, des groupes d’élèves présents à L’Oasis étaient en compétition à l’atelier en réparation de véhicules légers pour étamer des fils de cuivre tandis qu’en formation coiffure, les participants avaient comme défi d’enlever la crème à raser sur une baudruche à l’aide d’un rasoir effilé, sans la crever. Le défi ferblanterie consistait à mettre à niveau une conduite d’aération dans les sens horizontal et vertical à une hauteur précise.

La bonne humeur et les rires étaient bien présents parmi les jeunes et responsables de l’encadrement.

Simon Lavoie, directeur adjoint à L’Oasis, explique que le Défi des recrues permet d’explorer 17 formations professionnelles différentes.

M. Lavoie a mentionné que l’objectif d’une telle activité est d’explorer de façon ludique les 17 formations offertes au sein de la CS des Rives-du-Saguenay. « On croit qu’en les faisant participer à ces défis, on peut semer une graine qui risque de germer plus tard pour leur choix de carrière », explique-t-il.

Au passage du Progrès à L’Oasis, le professeur de français Dominic Labarre, agissant comme agent d’encadrement, était bien fier de son ex-élève Cassandra Fillion, qui terminera dans un peu plus d’un mois une formation de préposée aux bénéficiaires. Après avoir échoué ses première et troisième années au secondaire, pour des motifs personnels, la jeune femme a repris ses études en main, en complétant ses cours manqués en unité de rattrapage. À quelques semaines de la fin de ses cours, elle s’apprête à décrocher son premier emploi. « J’ai passé une entrevue pour être embauchée au CIUSSS », a-t-elle confié.

Selon le constat réalisé, plusieurs programmes de formation professionnelle continuent de connaître une pénurie d’inscriptions, une situation qui oblige les institutions à s’adapter. Par exemple, le pavillon L’Oasis dispense de la formation individualisée en coiffure et en comptabilité, avec des horaires qui peuvent être flexibles.

Cette flexibilité dans les horaires demande également plus d’efforts chez les professeurs, qui doivent ainsi s’adapter à la clientèle présente, selon les disponibilités et talents de chacun.

Après avoir connu quelques difficultés au début de son secondaire, Cassandra Fillion prévoit décrocher un emploi de préposée aux bénéficiaires au sein du CIUSSS.

L’activité Défi des recrues est organisée avec la collaboration de Compétences Québec, dont la mission est de promouvoir les métiers spécialisés et les programmes de formation professionnelle.