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L’ancienne athlète olympique Marianne St-Gelais est revenue mardi sur les hauts et les bas de sa carrière, lors d’une conférence et d’échanges avec les participantes du programme Leadership au féminin de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord.
L’ancienne athlète olympique Marianne St-Gelais est revenue mardi sur les hauts et les bas de sa carrière, lors d’une conférence et d’échanges avec les participantes du programme Leadership au féminin de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord.

Performer et garder l’équilibre, dans le sport comme en affaires

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Le Quotidien
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Performer, mais garder un équilibre. Dans la vie, dans le sport de haut niveau, tout comme en affaires : c’est le message qu’a voulu envoyer l’ancienne athlète olympique Marianne St-Gelais à une vingtaine de femmes d’affaires du Saguenay.

La triple médaillée olympique en patinage de vitesse courte piste originaire de Saint-Félicien s’est adressée mardi matin aux participantes de la deuxième cohorte du programme de développement Leadership au féminin de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF).

Celle qui est aujourd’hui entraîneuse a retracé le fil des étapes de sa carrière professionnelle, s’ouvrant pendant une heure sur les hauts et les bas de son parcours ainsi que sur ses motivations, à l’image de son autobiographie La vie pas toujours olympique de Marianne St-Gelais, publiée en novembre.

L’entretien s’inscrivait dans le cadre de la quatrième activité du programme visant à développer le leadership et le réseau des participantes, qui a débuté en février et qui s’étend sur neuf mois.

« Les résultats prennent beaucoup de place dans une carrière, dans ce qu’on fait. Les résultats, ça peut se mesurer dans n’importe quelle sphère de votre vie, même vous, c’est sûr que dans ce que vous faites, il y a un rendement, il y a des chiffres, il y a des choses à respecter », a-t-elle souligné, en s’adressant à la vingtaine de participantes, lors de l’événement en ligne.

Cette recherche de la performance pesait sur ses épaules, à la veille de sa troisième et dernière participation aux Jeux olympiques, à Pyeongchang.

Marianne St-Gelais, ancienne patineuse de vitesse courte piste et médaillée olympique originaire de Saint-Félicien, a échangé avec la vingtaine de participantes du programme de développement Leadership au féminin de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, mardi.

Elle a dû se concentrer sur sa préparation mentale avec son entraîneur, cherchant à se recentrer sur ses attentes, sa propre recherche du bonheur et l’atteinte d’un équilibre. « Je n’étais pas capable de faire abstraction des autres », a-t-elle partagé.

Un « champion » qui prend trop de place

Cet épisode survenait après que son « champion » personnel ait pris trop de place. L’ancienne athlète utilise cette image pour parler de ce côté compétitif, performant et ambitieux qui permet aux athlètes de prendre confiance et d’atteindre les plus hauts sommets de leur sport, mais qui peut aussi les freiner et devenir leur pire ennemi.

Dans son cas, ces moments difficiles prenaient leur source dans une situation précédant les Jeux de Sotchi, en raison de différends avec son nouvel entraîneur Frédéric Blackburn.

Elle a alors voulu se recentrer sur son bonheur d’être sur la glace et sur son esprit d’équipe, deux éléments qui ont animé sa passion pour ce sport depuis qu’elle avait chaussé ses patins de vitesse pour la première fois, à 10 ans.

Au-delà de ses médailles olympiques et avec le recul, Marianne St-Gelais se concentre aujourd’hui sur l’expérience vécue.

« Mes acquis, ce que j’ai été capable d’accomplir dans ma carrière, c’est vraiment ça qui m’aide au lieu de mes médailles », a-t-elle souligné pendant la conférence où elle s’est exprimée avec franchise et humilité, tout en gardant l’énergie et l’entrain qui avait séduit le public aux Jeux de Vancouver.

L’image du champion, a-t-elle exposé, peut s’appliquer à différentes situations et défis de la vie. « Finalement, on n’est pas si différents que ça. C’est le contexte qui est différent. Mais en fin de compte, on vit pas mal tous les mêmes affaires. »