Le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, souhaite mobiliser les municipalités du Québec aux conséquences économiques majeures du changement dans les règles d’autorisation de distribution du Publisac.

Pascal Cloutier à la défense du Publisac

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, emprunte un autre cheval de bataille alors qu’il souhaite mobiliser les municipalités du Québec aux conséquences économiques majeures du changement dans les règles d’autorisation de distribution du Publisac qui contient des circulaires ainsi que des hebdomadaires dans plusieurs régions du Québec.

La saga du Publisac a débuté dans la municipalité de Mirabel alors que le maire de l’endroit a voulu arrêter la distribution de cet outil de communication qui renferme habituellement des circulaires publicitaires ainsi que la copie de l’hebdomadaire local. La Ville de Montréal, à la demande d’un citoyen, a de son côté tenu des audiences avec en toile de fond des critiques à l’endroit de ce produit que certains n’aiment pas et voudraient voir disparaître ou bien en restreindre la distribution.

« Il n’y a pas qu’à Montréal. On doit aussi faire des pressions pour la ville de Laval qui est un grand bassin pour le Publisac. Notre objectif est de sensibiliser les élus de toutes les municipalités aux impacts économiques de la fin du Publisac. Même la Ville de Montréal compte plus de 500 emplois dans l’industrie des pâtes et papiers avec en prime des sièges sociaux d’entreprises », insiste Pascal Cloutier.

Le maire de Dolbeau-Mistassini rappelle que la production du Publisac pour l’ensemble du Québec nécessite l’utilisation de 200 000 tonnes de papier à impression commerciale. La disparition de ce marché aurait automatiquement des impacts sur les papeteries de Kénogami, Alma et Dolbeau-Mistassini. Ces trois usines sont des fournisseurs de Transcontinental, la société qui imprime et distribue le Publisac.

« En ce moment, une personne peut appeler à la compagnie pour dire qu’elle ne veut pas recevoir le Publisac. Il y a une demande de modification de la réglementation pour que la personne contacte l’entreprise afin qu’on lui livre le Publisac. Ça ne peut pas fonctionner comme ça, il faut au moins savoir chaque semaine le nombre de Publisacs à préparer. »

Pascal Cloutier rejette les accusations des détracteurs de cet outil de communication qui affirment qu’il s’agit d’un produit dommageable pour l’environnement. Le maire de Dolbeau-Mistassini souligne que le sac est biodégradable et que le papier se recycle très facilement.

« Nous demandons aussi aux municipalités d’adopter une résolution qui sera transmise à la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest. Il est important que le gouvernement intervienne auprès des municipalités afin de freiner cette histoire qui aura un jour ou l’autre des conséquences économiques dans les régions forestières. »

Dans le cadre des audiences publiques tenues par la Ville de Montréal, des organisations syndicales ont également pris la défense du Publisac. C’est le cas des syndicats représentant les travailleurs de la forêt ainsi que la Fédération nationale des communications de la CSN qui a mis l’accent sur l’importance du Publisac pour assurer la distribution des hebdomadaires dans plusieurs municipalités ainsi que sur l’île de Montréal.