Olivier Pineault, agent de développement des Habitations partagées du Saguenay, Mariette Vézina, utilisatrice accueillante, et Carolane Lamarre, intervenante, invitent les gens à considérer l’option de la cohabitation.

Partager son logement

Créé il y a 32 ans pour promouvoir la cohabitation entre individus comme mesure alternative pour diminuer les coûts de la vie, l’organisme Les Habitations partagées du Saguenay poursuit sa mission en lançant un appel aux personnes désirant adopter ce mode de vie.

En entrevue, Carolane Lamarre, intervenante au sein de l’organisme communautaire, accompagnée d’Olivier Pineault, agent de développement, et de Mariette Vézina, utilisatrice accueillante, rappelle que la formule mise en place vise à jumeler des personnes désireuses de partager un logement ou une maison, peu importe les motifs.

Le combat contre l’isolement ou la solitude, la volonté de faire des économies sur les frais de logement ou de nourriture, la nécessité de se loger temporairement pour cause de travail ou pour les études, une séparation ou un divorce ou encore le désir de ne pas aller demeurer en foyer pour personnes âgées sont tous des motifs pour faire appel aux services des Habitations partagées, explique Mme Lamarre.

Mme Vézina agit depuis 22 ans à titre d’accueillante chez elle. Elle a partagé son logement avec de multiples personnes pour des périodes plus ou moins prolongées. Des jeunes qui aiment prendre un petit coup, des personnes âgées, des gens à faible revenu ou des personnes seules ont partagé son quotidien. Le plus long partage a eu une durée de sept ans. « On finit par s’adapter. L’important est d’être bien avec la personne qui partage ton logement et d’être bien avec soi-même », affirme Mme Vézina.

Mme Lamarre mentionne que les jumelages peuvent s’appliquer selon différentes formules, notamment l’offre de logement seulement ou incluant les repas, tout dépendant des besoins des personnes.

Dans le cadre de sa mission, Les Habitations partagées tentent de jumeler des personnes compatibles avec un contrat de cohabitation, qui n’est pas un bail, de façon à favoriser la réussite.

Les personnes accueillantes sont invitées à s’inscrire par téléphone et sont soumises à une entrevue afin de connaître leurs attentes. Une visite du logement est également prévue.

Pour les personnes accueillies, le même processus s’applique, à l’exception de la visite. Ces dernières font l’objet de vérifications d’antécédents judiciaires, en plus de devoir fournir trois références. « Les deux critères les plus importants pour nous sont l’autonomie des personnes accueillies, puisque les accueillants ne sont pas des préposés aux bénéficiaires, et la sécurité pour les deux personnes impliquées », note Mme Lamarre.

Celle-ci précise que la formule ne s’applique pas aux personnes désirant trouver l’âme soeur au plan amoureux.

Au niveau financier, l’organisme suggère un loyer mensuel de base de 325 $, incluant le chauffage, l’électricité, le câble et l’Internet. L’organisme constate qu’actuellement, il n’y a qu’un chercheur de logement pour dix accueillants, alors que l’objectif est d’atteindre un ratio de cinq chercheurs pour dix accueillants.

Les personnes désireuses de communiquer avec l’organisme peuvent composer le 418 695-5949 ou se rendre au leshabitationspartagées.com.