Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Une nouvelle plateforme transactionnelle dédiée aux détaillants québécois doit voir le jour d’ici l’automne. Les premiers développements du projet seront pilotés par le Panier bleu.
Une nouvelle plateforme transactionnelle dédiée aux détaillants québécois doit voir le jour d’ici l’automne. Les premiers développements du projet seront pilotés par le Panier bleu.

Panier bleu: des centres de distribution régionaux pourraient voir le jour

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
De petits centres de distribution pourraient voir le jour dans les régions du Québec afin de soutenir le projet de plateforme québécoise d’achats en ligne piloté par le Panier bleu.

Une nouvelle plateforme transactionnelle dédiée aux détaillants québécois doit voir le jour d’ici l’automne dans le but d’offrir une alternative aux plateformes d’Amazon et d’autres géants mondiaux du commerce en ligne, a annoncé le Panier bleu lundi.

Un total de 900 000 $ seront dédiés aux développements initiaux du projet qui seront pilotés par le Panier bleu dans les trois prochains mois. Desjardins et la Banque Nationale investissent 600 000 $, alors que Québec ajoute pour sa part 300 000 $.

Cette somme sera tirée des fonds accordés au Panier bleu par Québec, qui soutient l’initiative qui prend la forme d’un répertoire en ligne d’entreprises. Le Panier bleu avait été lancé au printemps dernier lorsque la crise sanitaire a éclaté, afin de faire la promotion de l’achat local.

Le projet de plateforme transactionnelle québécoise est le résultat des recommandations des huit Chantiers sur l’avenir du commerce de détail au Québec, lancés cet été par le Panier bleu.

La plateforme transactionnelle projetée donnera de la visibilité aux détaillants et produits québécois. Elle doit aussi permettre aux consommateurs d’y acheter facilement et directement une diversité d’articles, a expliqué en entrevue Michel Girard, qui a présidé les travaux du chantier Capacités logistiques et qui est originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Diminuer les délais de livraison

Pour attirer les consommateurs, les produits devront toutefois pouvoir être livrés à un coût et dans des délais raisonnables. De petits centres de distribution pourraient alors entrer en jeu dans les régions pour soutenir les commerçants reliés à la plateforme transactionnelle québécoise, a indiqué Michel Girard.

Le Panier bleu ne dirigerait pas lui-même le déploiement de tels centres, mais pourrait accompagner un entrepreneur régional qui souhaite en opérer un.

« Ça pourrait être une entreprise, peut-être un peu plus grosse, qui décide de se partir un centre régional et de dire : “Moi je le fais pour moi, mais je suis prêt à prendre le volume de vente d’autres détaillants” », donne-t-il en exemple.

De tels « microcentres » permettent de diminuer les délais de livraison, ce qui représente un avantage, par exemple pour la livraison de produits alimentaires, a-t-il ajouté. Même petits, ces centres seraient profitables pour les détaillants en facilitant la logistique entourant l’entreposage, la préparation des commandes et l’expédition.

Michel Girard, qui est président-directeur général de l’impartiteur montréalais Drakkar Logistics, se montre d’ailleurs lui-même intéressé à accompagner des projets en région. L’entreprise qu’il dirige se spécialise entre autres dans la construction et la mise en opération de centres de distribution.

« S’il y a un plan d’affaires, parce qu’il y a assez de détaillants qui sont sur le Web et qui ont des produits à vendre, pourquoi pas ? », lance le dirigeant qui est natif d’Arvida.

Michel Girard souligne que ces « centres de microdistribution », concept aussi connu sous le nom de « micro-fulfillment centers », ont fait leurs preuves en région aux États-Unis. La création de petits centres de distribution de 5000 à 20 000 pieds carrés est d’ailleurs la sixième recommandation issue de la fusion des rapports des chantiers Capacités logistiques et Transport et livraison du Panier bleu.

La clé : le nombre d’entreprises

La clé de la réussite d’une plateforme transactionnelle québécoise repose cependant sur le nombre d’entreprises et de produits qui s’y retrouveront.

Des centaines d’entreprises et des milliers de produits devront se retrouver sur la plateforme pour attirer les clients en ligne. « Parce que les deux vont ensemble : si la plateforme n’est pas assez riche, il n’y a pas de trafic. S’il n’y a pas de trafic, les marchands ne vendent pas sur la plateforme », souligne M. Girard.

Plus de 23 000 commerces de différents horizons et bannières sont actuellement inscrits au répertoire du Panier bleu. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on en compte 745, dont 49 ayant inscrit des produits en ligne, qui mènent vers les sites transactionnels des entreprises.