Jean-Philippe Bouchard, copropriétaire de la Distillerie du Fjord
Jean-Philippe Bouchard, copropriétaire de la Distillerie du Fjord

Pandémie productive pour la Distillerie du Fjord

La Distillerie du Fjord a grandement profité de la hausse de la consommation de spiritueux québécois pendant la pandémie pour augmenter ses ventes de 30 %. Pour répondre à la demande croissante, l’entreprise de Saint-David-de-Falardeau en a aussi profité pour installer une nouvelle machine pour augmenter la production de 30 %.

« C’est comme le temps des Fêtes », se réjouit Jean-Philippe Bouchard, le copropriétaire de la Distillerie du Fjord, qui a écoulé près de 9000 bouteilles par mois pendant la pandémie de COVID-19. Ces ventes représentent une hausse d’environ 30 % pour le gin Km 12, qui fait partie des meilleurs vendeurs dans les spiritueux québécois à la Société des alcools du Québec (SAQ). Cette hausse marquée est la bienvenue, car l’entreprise a dû fermer sa boutique, annuler les visites guidées et les exportations, qui représentent 10 % du chiffre d’affaires.

La Distillerie du Fjord a fait l’acquisition d’une machine qui nettoie, rempliy et bouchonne les bouteilles automatiquement, un investissement de 125 000 dollars.

Mais la Distillerie du Fjord n’est pas la seule à profiter de cette hausse, car les ventes de spiritueux québécois ont augmenté de 79 % pendant les mois de mars et avril, selon les données colligées par la SAQ.

Avec une croissance constante depuis la création de l’entreprise il y a trois ans, la Distillerie a décidé d’acheter une nouvelle machine qui nettoie, remplit et bouchonne les bouteilles automatiquement, un investissement de 125 000$. « Mes mains et mes épaules étaient contentes en voyant la nouvelle machine arriver », lance à la blague Jean-Philippe Bouchard, éreinté de faire tout ce travail à la main. Cette machine permettra d’augmenter le volume de production de près de 30 %, ce qui portera la capacité de production annuelle à 150 000 bouteilles.

« On est très fier d’avoir fait affaire avec un manufacturier québécois, Geninox, qui est basé à Lévis », soutient l’entrepreneur. Bien que l’achat local était un argument important, le manufacturier québécois offrait des équipements à prix très compétitif et l’entreprise a pu livrer dans les délais, en pleine pandémie, ce qui n’aurait pas été possible si la machine avait été conçue outre-mer.

La distillerie a aussi fait l’acquisition de deux fermenteurs usagés pour augmenter la capacité de production du gin 48 Chemin Price. Ce gin, produit en petit lot, est conçu avec une eau-de-vie faite avec des bleuets sauvages et 48 plantes de la grande forêt boréale. « Avec ces équipements, on pourra faire près de 5000 litres de vin de bleuet par mois (qui doit être distillé pour produire une eau-de-vie) », note Jean-Philippe Bouchard, qui compte produire 10 000 bouteilles du gin 100 % local cette année. « On espère ne plus être en rupture de stock cette année », ajoute-t-il.

D’ailleurs, un lot de 1200 bouteilles vient d’être livré à la SAQ et il restait encore plusieurs bouteilles disponibles, notamment à la SAQ de Jonquière, au moment d’écrire ces lignes. (Pour voir où on peut trouver le 48 Chemin Price, on clique ici. Des bouteilles sont aussi disponibles à la distillerie située à Saint-David-de-Falardeau.

Outre le Km 12 et le 48 Chemin Price, la distillerie produit aussi la liqueur Lily, faite à base de thé du labrador.

Les ventes du gin Km 12 ont cru de 30% pendant la pandémie.
Au cours des derniers mois, la Distillerie du Fjord a écoulé près de 9000 bouteilles par mois, soit la même quantité que pendant la période des Fêtes.