Jusqu’à aujourd’hui, seuls les restaurants McDonald’s du Saguenay-Lac-Saint-Jean achetaient le lait transformé en région, alors que les autres succursales s’approvisionnaient chez Saputo.

Nutrinor et McDonald's: «ce n'était pas un petit contrat»

La perte du contrat d’approvisionnement chez McDonald’s aura des impacts chez Nutrinor. Ce partenariat générait des revenus de près d’un demi-million $ pour la coopérative, rappelle le chef de la direction, Yves Girard.

Ce contrat représentait environ 1 % des ventes de Nutrinor, mais il était important dans l’équation, insiste le dirigeant. 

« Ce n’était pas un petit contrat pour nous, au contraire. De toute façon, il n’y en a pas de petit contrat, que ça soit un restaurant local ou une grande chaîne de restauration. Tous les clients sont importants pour notre usine », plaide M. Girard. « Et cette fin de contrat va affecter la rentabilité de la division laitière, c’est évident. On a 625 employés, il y a aussi les laitiers et nos 1000 membres agriculteurs. Ça touche beaucoup de monde dans la région. Des gens qui sont de potentiels clients de la chaîne de restaurants. »

McDonald’s Canada, qui n’a toujours pas rappelé Le Quotidien, a évoqué des questions de salubrité et de traçabilité pour justifier sa décision. Des raisons que Nutrinor n’a toujours pas acceptées. 

Rappelons d’ailleurs que seuls les restaurants McDonald’s du Saguenay-Lac-Saint-Jean achetaient le lait transformé en région, alors que les autres succursales s’approvisionnaient chez Saputo.

« C’est grâce à M. Bradette (franchisé dans la région) que notre partenariat a été maintenu. Il a travaillé fort pour cela et on le remercie d’ailleurs », souligne M. Girard.

« McDonald’s a le droit de prendre la décision qu’il désire. Je n’accepte cependant pas les raisons. Je comprends leur désir de standardisation. Mais on respecte les plus hauts standards canadiens. Autant que Saputo. Donc, ce n’est pas une raison valable. On va d’ailleurs poursuivre les discussions avec les hautes sphères de la chaîne pour voir si on peut encore travailler ensemble. On va aller jusqu’au bout. » 

Les représentants de Nutrinor tenteront aussi d’obtenir le contrat d’approvisionnement avec la chaîne Starbuck qui s’amène dans la région au cours des prochains mois. « Ça serait une belle façon pour eux de se démarquer », pointe M. Girard.