Nouvelles mesures financières pour la relève agricole

La modification d’une forme de prêt, annoncée jeudi par le ministre québécois de l’Agriculture, André Lamontagne, et offert par la Financière agricole, va permettre aux jeunes entrepreneurs de compter sur un soutien financier pour accomplir des projets de petite ou grande envergure. Le ministère a du même coup annoncé le renouvellement du Fonds d’investissement pour la relève agricole, qui vient lui aussi en aide à la relève.

La garantie de prêt levier s’adresse aux entrepreneurs qui ne sont pas propriétaires, en tout ou en partie, d’une autre entreprise agricole. Un prêt pouvant aller jusqu’à 100 000 $ pourra être octroyé même si la personne ne dispose pas des garanties mobilières ou immobilières normalement exigées.

Une demande va maintenant se baser sur cinq critères, soit le parcours du producteur, son plan d’affaires, son réseau, la rentabilité de son projet et le potentiel de celui-ci. Les chances qu’un projet soit accepté sont donc plus grandes qu’auparavant. La durée maximale du prêt est de 10 ans.

De plus, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a annoncé le renouvellement du Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) grâce à une nouvelle entente avec le Fonds de solidarité FTQ et Desjardins Capital. Le programme représente de nouveaux investissements de 75 millions $ échelonnés sur six ans.

Le FIRA s’adresse à la prochaine génération d’agriculteurs qui souhaitent prendre la relève. Elle est réservée aux personnes de 18 à 39 ans, qui sont déjà impliquées dans l’agriculture ou en voie de l’être, qui ont une formation reconnue dans le domaine et qui détiennent au moins 20 pour cent des parts de l’entreprise.

«Il s’agit d’excellentes nouvelles pour les jeunes entrepreneurs de notre région, a réagi le député de Dubuc François Tremblay, par voie de communiqué. Ils auront ainsi encore plus de soutien pour créer et acquérir des entreprises agricoles et assurer leur prospérité pour les prochaines années. Ces initiatives ont un impact direct sur la relève agricole, mais aussi sur toute la région qui pourra bénéficier d’un secteur d’activité plus dynamique et durable. Le fait de soutenir les créateurs d’entreprise du Saguenay-Lac-Saint-Jean est pour moi synonyme d’une économie locale saine et pérenne.»