Martin Charron (AluQuébec), Jean-Luc Valleix (Nespresso), Catherine Munger (Rio Tinto), la mairesse de Saguenay, Josée Néron, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, et le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, ont présenté les grandes lignes du projet de récupération de Nespresso.

Nespresso lance son programme de récupération de capsules à Saguenay

Saguenay et les 13 municipalités de la MRC du Fjord-du-Saguenay embarquent dans le projet de recyclage des capsules en aluminium Nespresso. Ce programme du sac vert permettra de revaloriser facilement les petits contenants et même les restes de café, et ce, sans frais pour les consommateurs et les contribuables.

Le président de Nespresso Canada, Jean-Luc Valleix, était de passage à Saguenay, lundi matin, pour en faire l’annonce. Pour l’occasion, il était accompagné de la mairesse Josée Néron, de la ministre Andrée Laforest, de la directrice générale Développement de projets, Énergie et Changements climatiques chez Rio Tinto, Catherine Munger, et du nouveau président-directeur général d’AluQuébec, Martin Charron. 

Le programme, qui est déjà offert dans 420 municipalités du Québec, permet aux citoyens de déposer leurs capsules Nespresso en aluminium dans un sac entièrement recyclable prévu à cette fin et fourni par l’entreprise. Ce sac, qui est ensuite placé dans le bac de récupération, est acheminé vers le centre de tri et ensuite vers un partenaire local. Ce dernier sépare le marc de café et l’aluminium. Le matériau est recyclé, alors que le café est utilisé comme compost, en épandage sur des fermes locales. 

M. Valleix a rappelé, en conférence de presse, que les capsules sont faites d’aluminium, « un matériau recyclable à l’infini, et qui permet de conserver toute la fraîcheur du café ». 

« Nous nous sommes fixé des objectifs très ambitieux en matière d’approvisionnement de café durable et ceci à travers nos 100 000 fermiers répartis à travers nos pays producteurs de café, de revalorisation de l’aluminium, mais aussi au niveau de la résistance aux changements climatiques. Comme entreprise, nous avons la responsabilité d’offrir des solutions de recyclage faciles à nos consommateurs. C’est ainsi que le premier programme de recyclage de nos capsules a vu le jour en 1991, soit cinq années après le lancement de la société, en Suisse. Nespresso offre depuis à sa clientèle plusieurs solutions pour recycler ses capsules en s’adaptant aux réalités locales de chaque marché », a mentionné M. Valleix. 


Les membres du Club Nespresso qui habitent dans les villes qui offrent le programme peuvent recevoir les sacs verts gratuitement.

Nespresso a effectivement vu le jour en Suisse, en 1986, et se trouve aujourd’hui dans 50 pays et 200 boutiques. Cette année représente le 10e anniversaire de sa présence au Canada et son siège social se trouve maintenant à Montréal. 

« Pour nous, faire cette annonce ici est réellement symbolique, car l’aluminium vient d’ici. C’est une grande fierté pour nous de savoir que Saguenay adhère à notre programme de sac vert », a souligné M. Valleix.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, se réjouit de voir que ce partenariat avec le centre de tri « permettra de détourner des matières recyclables de l’enfouissement et ainsi de diminuer l’empreinte environnementale que notre population laisse », précisant que ce programme n’entraîne aucun coût pour la Ville et les citoyens, tous les frais étant assumés par Nespresso.

Tout en rappelant que Nespresso est la première entreprise à utiliser « de l’aluminium responsable fourni par Rio Tinto et certifié par l’Aluminium Stewardship Initiative », Catherine Munger a mentionné que les deux entreprises partagent les mêmes valeurs. 

« Des valeurs de respect, de respect des communautés auxquelles nous appartenons et des écosystèmes où nous opérons. Chez Rio Tinto, nous sommes très conscients des défis qui sont liés aux changements climatiques. L’aluminium produit ici évite la production ailleurs dans le monde d’aluminium sept à huit fois plus générateur de gaz à effet de serre. »

Les membres du Club Nespresso qui habitent dans les villes qui offrent le programme peuvent recevoir les sacs verts gratuitement.

Les consommateurs sont invités à déposer leurs capsules dans le sac vert prévu à cette fin.

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UN DÉFI POUR LA MINISTRE LAFOREST

Actuellement, 420 villes québécoises ont adhéré au programme de sac vert de récupération de capsules de café de Nespresso. Un beau défi pour la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, qui doit maintenant convaincre les 619 autres municipalités d’y participer. 

La députée de Chicoutimi était présente à la conférence de presse, lundi, et s’est dite très fière de voir la région embarquer dans le programme.

« À titre de ministre des Affaires municipales, je suis vraiment ravie de savoir que 420 villes québécoises récupèrent et recyclent les capsules de Nespresso. Par contre, j’ai un grand rôle, parce que ça me fait dire que 619 n’adhèrent pas, a mentionné Mme Laforest. 

“J’ai entendu votre demande, et je vais essayer d’encourager les municipalités, comme Québec, de poser ce geste”, a-t-elle ajouté à l’attention de Jean-Luc Valleix, président de Nespresso Canada. 

Ce dernier et Mme Laforest avaient une rencontre, dans les instants précédant la conférence de presse, et M. Valleix avait présenté et vanté son projet à la ministre.

La première ville québécoise a avoir adhéré au programme est Terrebonne, en 2016.