Jessika Roussy est la directrice générale adjointe de Mode Choc.

Mode Choc effectue un virage biologique [PHOTOS]

Pour faire de la place à la relève entrepreneuriale, Mode Choc a connu une croissance énorme, passant de 250 à 550 employés depuis 2011, en ouvrant notamment de nouveaux magasins à Moncton, Saint-Georges et à Montréal l’an dernier. De plus, le détaillant de vêtement a entrepris un virage écologique, en lançant une gamme de vêtements biologiques et en développant un partenariat avec Carbone Boréal pour compenser une portion de ses émissions de gaz à effet de serre.

Quand la relève entrepreneuriale se joint à l’entreprise, il faut trouver des projets à la hauteur des attentes et parfois développer de nouvelles opportunités d’affaires. C’est ce qui est arrivé à Jessika Roussy, la fille de Raymond Roussy et Marlène Hudon, fondateurs de Mode Choc, quand elle s’est jointe à l’entreprise familiale en 2011.

La directrice générale adjointe, qui a fait des études en théâtre « pour s’ouvrir et s’épanouir », a décidé de revenir s’établir en région et de travailler au sein du détaillant de vêtements. D’abord assistante aux achats, elle gravit les échelons et s’implique rapidement dans le développement des affaires, question de mettre sa couleur à l’entreprise. C’est ainsi qu’en 2012, elle participe au développement de la nouvelle image de marque et de la refonte des façades des magasins.

Puis en 2013, Mode Choc décide de prendre de l’expansion au Nouveau-Brunswick en ouvrant un bureau à Moncton. « Je suis allé habiter quatre mois sur place pour développer le marché, parce que le nom de l’entreprise n’avait presque aucune notoriété là-bas », dit-elle.

En 2015, Mode Choc ouvre un autre magasin à Saint-Georges et ensuite dans la région de Montréal, à Sainte-Thérèse, en 2018. « Ce projet-là est arrivé quand ma sœur, Christel Roussy, a décidé de se joindre dans l’actionnariat de l’entreprise », explique Jessika Roussy. Alors que Christel détenait une entreprise événementielle à Montréal, son implication a permis de développer cette nouvelle expansion.

« Pour nous, c’était nécessaire de nous implanter à Montréal, car ça nous permet de grossir pour être plus autonomes pour nos productions, souligne celle qui est maintenant la directrice générale adjointe. En augmentant les ventes, on a un plus grand pouvoir d’achat, ce qui nous permet de réaliser des économies d’échelles. »

Depuis le lancement de ce magasin, Mode Choc y déploie des efforts constants et les ventes vont bien, estime Jessika Roussy, qui remarque que l’expérience de Moncton a permis de bien préparer l’arrivée dans un marché où la marque n’avait peu de notoriété.

En 2018, Mode Choc a aussi lancé son premier magasin spécialisé dans la décoration à Lebourgneuf, près de Québec.

Plus de design à l’interne

La croissance de Mode Choc a aussi permis à l’entreprise régionale de développer davantage ses propres lignes de vêtements, alors que l’équipe de design est passée de 3 à 11 employés depuis 2015.

Cette équipe travaille notamment sur la conception de la gamme de vêtements en coton biologique qui gagne en popularité chez Mode Choc depuis 2011. « L’industrie du vêtement est la 2e plus grande industrie polluante au monde après le pétrole », note Jessika Roussy, qui souhaite offrir des produits éthiques à ses clients.

Pour pousser le concept encore un peu plus loin, cette dernière a réalisé un partenariat avec Carbone boréal pour compenser une partie des émissions de gaz à effet de serre pour la production des marques en coton biologique, grâce à la plantation de 5000 arbres, ce qui permettra de capter 700 tonnes de CO2. En deux ans, l’entreprise versera 35 000 dollars dans ce projet.

« On ne peut pas effacer notre empreinte environnementale, mais on peut encourager des entreprises de la région à faire un pas en avant. C’est une occasion de sensibiliser les consommateurs », ajoute Jessika Roussy.

Aujourd’hui, l’entrepreneure qui gère 11 magasins et la boutique en ligne se demande quelle sera la prochaine étape pour réduire davantage l’empreinte environnementale de son entreprise. « On se soucie du développement durable, on sait qu’on n’est pas parfait et la première étape est de le reconnaître. Mais on doit aussi faire partie de la solution », lance celle qui apprécie grandement les conseils de la Chaire en éco-conseil à l’UQAC.

Mode Choc investit aussi 400 000 dollars pour les rénovations à son magasin de Chicoutimi.

Les designers de mode de l’entreprise sont basées à Alma.
Mode Choc propose des éléments de décoration.