Après plus de dix ans de démarches, Jean Rainville, initiateur du projet, et David Dufour, directeur régional, croient maintenant qu’ils sont près du but avec leur projet Métaux BlackRock.

Métaux BlackRock confiante d’entrer dans les délais

À quelques semaines de la tenue possible de consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), la direction de Métaux BlackRock se montre confiante de pouvoir entreprendre, dans les délais prévus, la construction de son usine de production de ferrovanadium d’une valeur de 655 M$ à Grande-Anse.

Après plus de dix ans de démarches, Jean Rainville, initiateur du projet, et David Dufour, directeur régional, croient maintenant qu’ils sont près du but. Ils avouent cependant que le montage d’un dossier et la réalisation d’études destinées à répondre aux exigences environnementales de toutes sortes pèsent lourd en terme de délai. « Les problèmes dans ce type de projets, ce sont les délais qui nous retardent. Le financement au plan international, ce sont des gens qui ne veulent pas attendre. Si on n’a pas un très grand degré de certitude en octobre ou en novembre pour la concrétisation, ça pourrait commencer à être fragile », explique M. Rainville.

Ce denier ajoute que les directions des ministères régionaux concernés par le projet sont mobilisées pour la délivrance des permis. Le sujet a été abordé récemment avec le premier ministre Philippe Couillard.

Pour ce qui est des audiences du BAPE, la direction ne s’attend pas à ce que de grands groupes environnementaux fassent opposition, même s’il faut s’attendre à beaucoup de questionnements de la part du public. « Pour nous, le travail que l’on doit accomplir à partir de maintenant en est un de vulgarisation afin de répondre aux questions. Dans les faits, ce sont cinq usines dans une que l’on va construire », illustre M. Dufour.

À cette étape-ci, les dés sont jetés au niveau du concept de l’usine.

Depuis deux mois, les techniciens et ingénieurs des firmes BBA, de Saint-Hilaire, et Tétra Tech de Saguenay, sont à leurs planches à dessin afin de réaliser l’ingénierie détaillée de l’usine, qui fonctionnera avec la technologie Energiron de la société milanaise Tenora. Il s’agit d’équipements de production d’une valeur de 300 M$.

La future installation industrielle de Grande-Anse regroupera des concasseurs, tamiseurs, fours, réacteurs, systèmes de gaz de procédé, de récupération de chaleur, de traitement de filtrats et des eaux de procédés, en plus de composantes électriques et de contrôle.

Transport du minerai
Jean Rainville et David Dufour ont mentionné que le choix du moyen de transport des 850 000 tonnes de minerai nécessaires annuellement, entre Chibougamau et Grande-Anse, reste à déterminer. Ce volume de minerai nécessiterait le passage de trois trains de 60 wagons par semaine. Des discussions ont encore lieu avec le Canadien National et Roberval-Saguenay. « Il y a les enjeux reliés au coût de transport et la mécanique de transport », explique M. Dufour.

Advenant le cas où le train serait utilisé, Métaux BlackRock aimerait utiliser sa propre flotte de wagons. Il n’est pas exclu également que le camionnage puisse être un choix.

En ce qui a trait aux autres infrastructures, notamment l’approvisionnement en eau de procédé nécessaire au refroidissement des systèmes industriels et non au lavage de pierre, comme il a été faussement propagé, la direction de Métaux BlackRock compte sur le travail de Saguenay qui étudie présentement trois scénarios possibles.

+ Le projet en bref

Production annuelle

La future usine de Métaux BlackRock à Grande-Anse produira annuellement 500 000 tonnes de fonte brute, 5200 tonnes de ferrovanadium et 135 000 tonnes de scorie de titane. 

Emplois

Pendant les phases de construction et d’aménagement, le projet d’usine générera 2652 emplois directs et indirects. Les phases d’entretien et d’exploitation généreront 626 emplois annuellement, dont 275 emplois directs.