La mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, espérait que le transport ferroviaire soit privilégié.

Métaux BlackRock : la mairesse de Chibougamau satisfaite

La mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, est satisfaite de la décision de Métaux BlackRock (MBR) de recourir au rail afin de transporter les 860 000 tonnes de minerai entre sa région et le port de Grande-Anse, à Saguenay.

Présente au congrès Québec Mines-Énergie qui se déroule présentement dans la Vieille capitale, Mme Cyr a qualifié la nouvelle d’excellente, d’autant plus que sa municipalité s’était clairement exprimée en faveur du transport ferroviaire l’été dernier lors des consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

« On a travaillé de façon constructive dans ce dossier. Il fallait avoir des discussions avec MBR. On avait un travail à faire pour améliorer le projet puisque ça n’avait pas de bon sens de penser transporter 860 000 tonnes de matériel sur les routes », commente-t-elle.

L’un des aspects qui restent à régler concerne l’aménagement d’une nouvelle desserte routière ou ferroviaire de 26 km qui sera nécessaire entre le site de la future mine et l’ancien site de la scierie Gagnon. Sur le sujet, Mme Cyr affirme que les discussions se poursuivent.

Pour le moment, elle préfère se concentrer sur les audiences du Comex qui auront lieu les 3 et 4 décembre à Chibougamau et Oujé-Bougoumou respectivement.

Cette étape est rendue nécessaire parce que le projet de mine situé au sud du 55e parallèle sur le territoire est régi par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ). Le Comité d’examen (Comex) analyse les modifications apportées au projet depuis sa présentation, notamment la durée d’exploitation de la mine initialement prévue à 13 ans et qui a été prolongée à 43 ans.

Il en résulte que le taux d’extraction moyen quotidien prévu à 32 000 tonnes de minerai sera diminué à 8400 tonnes.

Le Comex peut recommander de demander à l’initiateur des recherches ou des études supplémentaires concernant le projet. Le Comex peut également consulter publiquement les communautés touchées par le projet, après quoi il recommande ou non son autorisation.