Menace d’une nouvelle surtaxe

Une nouvelle surtaxe pourrait affecter Produits forestiers Résolu (PFR) et les fabricants de papiers canadiens. Ils connaîtront lundi la décision du Département américain du commerce au sujet de la plainte de concurrence déloyale déposée en août par la société américaine North Pacific Paper Corporation (Norpac) sur les exportations de papiers journal et de papier non couché.

Karl Blackburn, directeur des affaires publiques et des relations gouvernementales chez PFR, craint que l’industrie canadienne ne soit frappée d’une nouvelle surtaxe à la suite de la plainte du conglomérat basé à Washington.

« On ne sait pas encore quelle sera la décision, mais on a vu que les Américains ont tendance à utiliser le protectionnisme de manière outrancière », a-t-il déploré, à l’occasion d’une entrevue téléphonique, mercredi, en faisant référence aux surtaxes imposées dans le cadre du cinquième conflit du bois d’œuvre canado-américain et sur les exportations de papier surcalandré, depuis 2015.

Une surtaxe imposée sur le papier journal et le papier non couché (dédié essentiellement aux livres et aux encarts publicitaires) affecterait particulièrement l’Usine d’Alma de PFR, dans la région, et entraînerait une hausse des prix pour l’industrie de l’imprimé qui traverse déjà une période difficile, prévient le porte-parole.

Reprise des opérations à Kénogami

Par ailleurs, la papeterie de Kénogami de PFR a repris ses opérations mercredi, après deux semaines d’arrêt pendant les Fêtes. 

Une baisse des carnets de commandes de l’entreprise ainsi qu’une difficulté d’approvisionnement en copeaux avaient forcé PFR à procéder à un arrêt de production, en décembre, pendant les Fêtes, plutôt qu’en janvier, tel qu’initialement prévu.

Les procédures de redémarrage ont débuté mercredi, et les opérations ont repris rapidement leur cours normal, a souligné M. Blackburn. « Si on reprend les opérations, c’est basé sur notre carnet de commandes, et cela veut dire qu’on en a suffisamment pour continuer », a commenté le porte-parole, qui ne pouvait toutefois pas s’avancer à long terme.

Les problèmes d’alimentation de copeaux, liés essentiellement au manque de main-d’œuvre chez les transporteurs, demeurent un enjeu, mais l’entreprise a pris des mesures afin de garder un certain contrôle sur la situation. « Nous ajustons notre production en fonction de nos inventaires de copeaux », a donné M. Blackburn en exemple.