L’industrie forestière considérée comme un secteur essentiel

L’économie régionale va bénéficier d’un second répit en 24 heures alors que le cabinet du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs a confirmé que la chaîne d’approvisionnement du secteur des pâtes et papiers était considérée comme un secteur essentiel.

Pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, cette nouvelle signifie le maintien de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Il était difficile de procéder à la fermeture de ce secteur industriel en raison des particularités des différents procédés de fabrication.

« En réponse à la question de monsieur Lebel ce matin (mardi), je tiens à préciser que toute activité qui s’inscrit dans la chaîne d’approvisionnement de produits et de services essentiels, incluant les opérations forestières, est considérée essentielle, comme l’indique l’item suivant de la liste : “Production des intrants nécessaires aux secteurs prioritaires” », a indiqué Roch Gamache, le directeur de cabinet du ministre, dans un message à l’industrie forestière, en réponse aux interrogations de Denis Lebel, président du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

« Je rappelle aussi, poursuit le directeur de cabinet, que nous avons ajouté “pâtes et papiers” dans la liste des secteurs essentiels. Il est toutefois important de rappeler que nous comptons sur la collaboration des entreprises concernées afin qu’elles maintiennent leurs opérations au minimum. »

L’industrie des pâtes et papiers est intégrée à partir de la production de copeaux provenant des scieries. Il est ainsi impossible de cesser les opérations de sciage et de maintenir la production des usines de papiers et de pâte kraft. Il serait aussi difficile de fermer les usines de papier tout en laissant le secteur du sciage en opération. Une telle situation provoquerait une accumulation de copeaux, dont les revenus représentent une source importante de liquidités pour les scieurs.

Il reste à savoir ce que signifie la demande de maintenir des opérations au minimum. Il faut noter que dans les entreprises de sciage, les travailleurs n’ont pas à se regrouper. C’est sensiblement la même situation dans l’industrie du papier, alors que les opérateurs sont généralement seuls dans les salles de contrôle.

Il faudra toutefois attendre des consignes spécifiques pour les salles à manger des camps forestiers.

Il est évident que dans sa décision, le gouvernement du Québec a considéré que dans plusieurs communautés, l’industrie forestière est un employeur majeur et que le télétravail n’aurait pas permis de supporter une activité économique significative pour ces milieux. L’industrie des pâtes et papiers est l’un des principaux secteurs industriels du Québec, au sein duquel on retrouve plus ou moins 65 000 emplois.