Hugo Lapointe, proprietaire et directeur Taxis Unis
Hugo Lapointe, proprietaire et directeur Taxis Unis

L’industrie du taxi manque de chauffeurs

La pandémie de COVID-19 rend encore plus difficile le recrutement de main-d’œuvre pour l’entreprise Taxis Unis.

Le manque de chauffeurs se faisait déjà sentir avant le confinement, mais la situation est devenue plus critique. Une grande partie des conducteurs de taxi faisait partie de la tranche d’âge de personne à risque.

Jusqu’à l’ouverture récente des bars, le nombre de demandes de était assez réduit en soirée, explique le directeur et propriétaire de Taxis Unis, Hugo Lapointe. Des coupes de chauffeurs avaient eu lieu. Depuis, les chauffeurs de taxi roulent à plein régime et les employés commencent peu à peu à se fatiguer puisque les effectifs sont réduits.

« Ça va bien depuis une couple de semaines, avec l’ouverture des bars. Avant, ça allait bien quand même. Mais la problématique est que l’on manque de chauffeurs. Ils font beaucoup d’heures et sont fatigués», souligne-t-il.

Selon ses informations, une grande partie des chauffeurs de taxi a 70 ans et plus. Ce sont des chauffeurs qui, en temps normal, sont en mesure de travailler les soirs et la nuit, mais bon nombre d’entre eux ont choisi de rester à la maison par peur du coronavirus, ce qui restreint le nombre d’employés de retour au travail.

La problématique tend à s’accentuer, mais elle était déjà bien présente avant le confinement. M. Lapointe doit donc trouver du nouveau personnel pour combler les demandes.

« On essaie d’avoir des jeunes parce qu’il faudrait marteler qu’il y en a de l’ouvrage, c’est juste que les gens ont encore les grèves que nous avons faites, les manifestations. On dirait que les gens ont peut-être peur de devenir chauffeurs», note le directeur.

Pour l’instant, M. Lapointe ne sait toujours pas de quelle façon les nouvelles heures d’ouverture dans les bars affecteront les déplacements en taxi. «Avec la fermeture des bars à 1h, on ne sait pas comment ça va réagir, est-ce que les gens vont sortir plus tôt et rentrer plus tôt ou les gens vont seulement sortir moins, c’est ça qu’on ne sait pas», mentionne-t-il.

Mesures à l’intérieur du taxi

Les taxis n’ont jamais cessé leurs opérations durant la pandémie, mais l’industrie a dû s’ajuster pour mettre en place des mesures pour contrer la propagation de la COVID-19. «On s’est fait installer des plexiglas, des séparateurs. Le gouvernement ne nous obligeait pas, mais nous a conseillé fortement de poser des séparateurs en plastique, donc nous nous sommes installés cela», ajoute-t-il.