Anthony Vendrame viendra témoigner du succès de Poche et fils à la Rentrée du numérique, mercredi.

L’importante authenticité de Poches & fils

À l’image de beaucoup d’entreprises technologiques, Poches & fils est née modestement dans un garage. L’entreprise, qui vend des articles de vêtement sur lequel on a cousu une poche originale et colorée, a connu une rapide ascension et est maintenant présente dans plus de 200 boutiques. Le cofondateur de Poches & fils, Anthony Vendrame, viendra témoigner de cette histoire à succès à la Rentrée du numérique, mercredi.

L’utilisation des médias sociaux et de toutes les possibilités qu’offre Internet n’est pas étrangère à la popularité de Poches & fils. En entrevue avec Le Quotidien, Anthony Vendrame insiste à plusieurs reprises sur l’aspect « ludique » et « authentique » de sa manière de faire des affaires.

« On aime dire que c’est sérieux de ne pas se prendre au sérieux. Dans nos communications, on essaie de toujours subvertir le média et d’avoir un ton ludique. Dans le vêtement, souvent, les entreprises essaient de vendre du rêve. On n’a pas peur de l’autodérision », explique-t-il, à propos de sa vision de la communication.

Cet humour va jusque dans les offres d’emploi de l’entreprise. « Tu as une forte culture populaire. Un peu comme Fern dans les boys, même si ta vie c’est pas l’hood », écrivait-on dans la section des qualités requises pour être le prochain directeur artistique de Poches & fils.

« Ce qu’on vend, c’est des vêtements, mais c’est surtout l’idée derrière. C’est important de s’entourer de gens qui fittent avec nous autres », indique-t-il.

Par hasard

Poches & fils est née par un étrange concours de circonstances. Alors qu’il était encore à l’université, aux HEC à Montréal, et qu’il s’entraînait une trentaine d’heures par semaine dans l’équipe de football de l’Université de Montréal, Anthony Vendrame se cherchait un gagne-pain qui pouvait entrer dans cet horaire chargé.

« La mère d’un de mes amis, qui s’appelait Josée, avait cousu des poches sur un t-shirt. Elle m’en a fait quelques exemplaires. Plusieurs personnes qui l’avaient vu m’en ont demandé un. Je me suis retrouvé à être l’intermédiaire entre les acheteurs et celle qui les produisait », se souvient-il.

Il s’est aperçu qu’il tenait une idée avec laquelle il pouvait gagner sa vie quand un homme qu’il ne connaissait pas lui a demandé d’en acheter un.

« C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il y avait une demande », précise Anthony Vendrame.

Demeurer cohérent

Mercredi, il viendra témoigner de la recette de son succès. Bien qu’elle se démarque par son sens de l’humour, l’entreprise Poches & fils essaie tout de même de demeurer cohérente.

« Le rire, le sourire que l’on veut amener, on le retrouve partout, que ce soit dans notre produit, notre manière de le livrer ou encore notre manière d’en parler », raconte Anthony Vendrame, qui sera ce mercredi à l’hôtel Delta, à l’occasion de la cinquième édition de la Rentrée du numérique.