La Cour fédérale a rendu un jugement sur la rainette faux-grillon, donnant libre cours à Ottawa pour protéger les espèces en péril.

L’IEDM s’inquiète pour les régions forestières

L’Institut économique de Montréal (IEDM) a réagi, mardi matin, au jugement de la Cour fédérale qui donne libre cours au gouvernement fédéral pour protéger les espèces en péril comme le caribou. Entre autres choses, ces derniers s’inquiètent de l’aspect économique qu’engendre la mise en œuvre des mesures de protection de l’habitat.

Dans un communiqué émis mardi, l’IEDM expose sa crainte que le jugement historique sur la rainette faux-grillon, rendu par la Cour fédérale, se traduise par des conséquences fâcheuses pour l’économie canadienne, spécialement pour les régions qui vivent de la forêt, comme c’est le cas pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Dans le jugement, la juridiction fédérale a été reconnue au détriment du provincial, qui avait accordé des autorisations à un projet immobilier.

« Un jugement similaire qui viserait le caribou forestier pourrait mettre 5700 emplois en péril au Québec seulement, soit au Saguenay–Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec, en plus d’entraîner des pertes de 740 millions $ pour l’industrie forestière. Cela revient essentiellement à dire que pour chaque caribou que l’on sauverait, on sacrifierait 72 emplois et neuf millions $ en développement économique, sans garantie de résultat », rapporte Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM.

D’ailleurs, en juin, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, se voulait rassurant auprès des maires et des syndicats, en affirmant « qu’on ne perdrait pas un emploi pour un caribou. »

L’Alliance forêt boréale entend pour sa part faire pression sur Québec et Ottawa pour éviter toute politique dont l’application se traduirait par une diminution de la possibilité forestière.