Les travaux de la ligne Micoua-Saguenay reprennent

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Les travaux de déboisement nécessaires à l’aménagement de la future ligne Micoua-Saguenay d’Hydro-Québec reprennent graduellement depuis lundi alors qu’une quinzaine de travailleurs sont à l’oeuvre afin de préparer le retour de leurs collègues.

Selon Marie-Claude Lachance, conseillère aux Affaires régionales chez Hydro-Québec, la présente semaine est consacrée à la préparation des installations afin de respecter les mesures de confinement et de distanciation prônées par la Commission des normes, de l’Équité, de la Santé et de la Sécurité du Travail (CNESST).

Il s’agit surtout de l’aménagement des aires de repos, roulottes de chantier et installations sanitaires puisqu’aucun campement n’est aménagé. « Les travailleurs affectés au déboisement oeuvrent plutôt individuellement à l’intérieur de leur machinerie. Ils sont invités à effectuer leur voyagement de façon individuelle », mentionne Mme Lachance.

Après cette première vague de préparation, les travaux redémarreront au ralenti au Saguenay avec le déboisement à partir de la rivière Bras-du-Nord, à Saint-David-de-Falardeau jusqu’à la rivière Wapishish. L’entreprise Groupe conseil Nutshimit Nippour a obtenu le contrat pour ce secteur.

L’expansion du poste Saguenay nécessaire à la connexion de la nouvelle ligne se déroulera en parallèle.

À partir de juin, de nouveaux entrepreneurs entreront en scène pour le déboisement de la rivière Shipshaw à la rivière Bras-du-Nord ainsi que du poste Saguenay à la rivière Shipshaw.

Le travail sur le terrain se poursuivra avec la présence d’une centaine de travailleurs jusqu’à l’automne.

Le montage des pylônes électriques et l’installation des câbles de transmission se dérouleront en 2021 en prévision de la mise en service de la ligne de 262 km en 2022.

Rappelons que cette nouvelle ligne de 262 km vise à augmenter la fiabilité du réseau de transport rendue nécessaire par la diminution de la consommation sur la Côte-Nord et la fermeture de centrales thermiques et nucléaires dans le sud du Québec.