La directrice générale du Centre de géomatique du Québec, Josée Dallaire, a souligné la prépondérance du côté humain dans son bilan du 20e anniversaire de l’organisme.

Les humains avant tout

Malgré qu’elle travaille dans un domaine hautement technologique, ce que la directrice générale du Centre de géomatique du Québec, Josée Dallaire, retient surtout pour les 20 ans de l’organisme, ce sont les gens qui sont passés et qui y sont toujours présents.

Un 5 à 7 se tenait mardi à l’Hôtel Chicoutimi pour souligner l’anniversaire de l’organisme parapublic à but non lucratif qui possède le statut de centre collégial de transfert de technologie.

« Je faisais un récapitulatif des 20 dernières années, et l’élément clé qui ressortait dans tout ce que je disais, c’est l’humain en arrière de ça. À quel point l’équipe et tous les gens qui sont passés au Centre de géomatique à travers le temps, c’était des gens extraordinaires qui ont marqué le centre par leur implication, dans les projets, par leurs idées nouvelles, par leur facilité de créer des liens avec d’autres chercheurs, par leur initiative, leur collaboration », a raconté Mme Dallaire, prenant un moment pour Le Progrès avant les discours officiels.

Selon une définition qui se trouve sur un site Internet de l’Université Laval, la géomatique regroupe de façon cohérente l’ensemble des connaissances et des technologies nécessaires à la production et au traitement des données numériques décrivant le territoire, ses ressources ou tout autre objet ou phénomène ayant une position géographique.

Ainsi, comme bien d’autres secteurs technologiques, la géomatique a connu un développement accéléré au cours des deux dernières décennies. « Avant, les données n’étaient pas accessibles, c’était très propriétaire avec des licences et autres. Aujourd’hui, l’Internet et Google ont beaucoup démocratisé l’information, et les villes, dans le dossier des villes intelligentes, ont embarqué là-dedans avec les gouvernements pour rendre l’information disponible. Donc, c’est plus facilement accessible. Maintenant, on travaille en valeur ajoutée sur les données plutôt que de travailler à prendre les données plusieurs fois », a poursuivi la directrice générale de l’organisme associé au Cégep de Chicoutimi.

L’arrivée des Drones

Parmi les nouvelles technologies qui ont fait leur apparition, la démocratisation des drones a joué un grand rôle. « Au fil du temps, il y a l’arrivée des drones qui a été importante pour nous. En 2005-2006, quand on a commencé à travailler avec des drones au niveau civil, c’était nouveau. C’était mal connu et il n’y avait pas d’entreprises ici. Depuis, il y a le Centre d’excellence des drones d’Alma qui est apparu. Il y a des projets qu’on fait avec eux. Et nous, on est administrateurs aussi », a-t-elle enchaîné.

Parmi les réalisations du centre, elle cite notamment une collaboration avec le Grand défi Pierre Lavoie et avec une compagnie montréalaise qui fabrique des motos électriques de luxe. « Pour les ordis qui se trouvaient dans le véhicule du Grand défi, on avait programmé un outil de gestion qui mesurait l’élasticité du peloton. On savait comment se comportait le peloton sur la route. On répertoriait aussi les dangers sur la route », s’est-elle rappelée.

Il y a aussi eu le développement du navigateur de bord des motos de la compagnie Lito Green Motion. « C’est l’outil qui permet au conducteur de savoir notamment s’il est capable de se rendre à destination », a-t-elle mentionné, à propos de ces motos à la ligne particulière, en raison de l’imposante batterie qu’elles portent.

Finalement, la directrice générale a indiqué que son organisme travaille dans une année sur une cinquantaine de projets en recherche appliquée pour des entreprises privées. Le Centre de géomatique participe également ardemment à la mise sur pied du Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean.