Alors que l’activité économique est au ralenti dans la région, les entreprises locales espèrent un retour à la normale plus tôt que tard.
Alors que l’activité économique est au ralenti dans la région, les entreprises locales espèrent un retour à la normale plus tôt que tard.

Les entreprises d’ici gardent espoir, mais ont besoin d’aide

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Les entrepreneurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean commencent à voir une lueur d’espoir vers un retour à la normale, même si la crise du coronavirus plombe leurs finances et qu’une aide gouvernementale est essentielle pour garder la tête hors de l’eau.

C’est ce qui ressort du troisième sondage régional sur les impacts de la COVID-19 publié mercredi par la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF), en collaboration avec le Regroupement des cinq chambres de commerces du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

On apprend notamment que 75 % des 195 entreprises sondées ont fait, ou ont l’intention de faire une demande d’aide gouvernementale.

Même si les mesures de confinement ont été peu assouplies, 67 % des entreprises ont été en mesure de poursuivre leurs activités, comparativement à un taux de 49 % lors du deuxième sondage. De plus, 44 % des propriétaires de compagnies ont subi des pertes de revenus majeurs, ce qui est tout de même une amélioration de neuf points en comparaison au dernier sondage.

Dans le même ordre d’idée, l’espoir a augmenté relativement à la survie des entreprises. Près de la moitié (48 %) des gestionnaires pensent maintenant qu’ils ne seront pas dans l’obligation de fermer leurs portes. Lors du second coup de sonde de la CCISF, environ sept entrepreneurs sur 10 pensaient ne pas survivre à la pandémie.

« Nous considérons comme une bonne nouvelle que près de 70 % des entreprises aient été aptes à poursuivre leurs activités depuis le début de la crise en mettant en place des mesures spéciales, a énoncé la VP exécutive et directrice générale de la CCISF, Sandra Rossignol. Toutefois, cette situation ne peut pas durer éternellement. Plus le temps passe, plus ça devient inquiétant pour certaines organisations, qui se verront peut-être contraintes à fermer. »

Les entreprises toujours en opération ont dû mettre en moyenne la moitié de leur personnel à pied. En contrepartie, 33 % d’entre elles devraient pouvoir réembaucher tous leurs employés et 24 % croient être capables de les ramener en partie au travail.

La compréhension des différents programmes gouvernementaux est également en hausse, passant de 76 à 89 % entre les deux sondages. La Subvention salariale d’urgence du Canada, qui couvre 75 % du salaire des employés, et le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, qui prend la forme d’un prêt de 40 000 $, sont les deux programmes les plus en demande.

« Nous espérons que les mesures plus restrictives que le gouvernement a mises en place ici auront un impact positif sur la durée de la crise et que cela amènera une reprise économique plus rapide », a émis Sandra Rossignol.

Finalement, la détresse psychologique observée chez les entrepreneurs est stable, mais demeure un enjeu important. Selon les gens interrogés, 19 % ont dit vivre de la détresse psychologique en raison de la situation actuelle. Il s’agit du même pourcentage que lors du deuxième sondage.

Ce troisième sondage a été effectué du 14 au 16 avril.