Les députés Sylvain Gaudreault, Mireille Jean et Alexandre Cloutier

Les députés du PQ pour l’achat local

Les députés péquistes de la région demandent au gouvernement libéral de mettre en place des mesures pour encourager l’achat local. Mireille Jean, Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier réagissent ainsi à la décision de McDonald’s Canada de centraliser son approvisionnement en lait et en crème à l’extérieur de la région au détriment de Nutrinor.

Le Quotidien révélait dans son édition du 23 janvier que McDonald’s s’approvisionne maintenant auprès d’un seul fournisseur laitier, ce qui entraîne la perte de contrats importants dans les différentes régions du pays. Cette décision prive notamment Nutrinor d’un contrat de 280 000 litres de lait. L’entreprise régionale fournissait une quinzaine de succursales de la bannière. Les trois députés péquistes estiment que puisque les gens de la région consomment chez McDonald’s depuis des décennies, ils sont en droit de s’attendre à ce que l’entreprise priorise l’achat local.

« Cette décision de McDonald’s est une autre démonstration de la culture de centralisation encouragée par le gouvernement actuel. Nous demandons à la ministre de l’Économie Dominique Anglade de mettre en place des mesures pour encourager les grandes entreprises à favoriser l’achat local. D’ailleurs, le gouvernement, qui devrait montrer l’exemple, fait plutôt le contraire avec sa propre culture de centralisation », affirme Mireille Jean, présidente du caucus régional et Porte-parole de l’opposition officielle en matière de priorité PME dans un communiqué. 

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, rappelle quant à lui l’importance de l’achat local. 

« Les avantages de l’achat local sur l’économie de nos communautés ne sont plus à démontrer. Je souhaite que les entreprises sur notre territoire, comme les chaînes de restauration, agissent en bon citoyen corporatif en privilégiant l’achat local afin de contribuer au maximum à la vitalité économique de notre région. »

Le député de Jonquère, Sylvain Gaudreault, affirme que cette décision va à l’encontre des principes de développement durable. 

« Importer en région du lait qu’on pourrait fournir localement, ça va augmenter le transport dans le parc des Laurentides et les émissions de gaz à effet de serre. Nous avons des producteurs et transformateurs locaux qui peuvent parfaitement faire le travail. »