Les crédits d’impôt, une belle surprise selon la FNC

Présent à la Chambre des communes à Ottawa, le président du Syndicat des communications du Quotidien (CSN), Louis Tremblay, était très heureux de l’aide annoncée pour les médias.

Impliqué de très près en raison de son titre de vice-président de la Fédération nationale des communications (FNC), il se disait particulièrement réjoui de voir l’apparition des crédits d’impôt. « On est partis de zéro et on est rendus à 500 M$. Il y a des mesures qu’on demandait comme les crédits d’impôt. On a été très agréablement surpris. Le gouvernement reconnaît que l’information est un bien public », a-t-il commenté lors d’un entretien téléphonique.

Selon sa compréhension, le programme annoncé s’adresse aux médiats écrits, même si Bill Morneau s’est limité à parler de médias d’information. Louis Tremblay aime bien également qu’il s’agisse d’un programme offert à tous. « Ça évite les critiques », a-t-il admis, alors que l’aide provinciale accordée au Groupe Capitales Médias et au Devoir avait été dénoncée par Pierre Karl Péladeau.

« C’est une mesure qui est importante pour les quotidiens, mais il y a aussi les hebdomadaires qui vont en profiter », a-t-il ajouté, en faisant référence aux nombreuses communautés québécoises desservies par ces médias.

Finalement, il applaudit l’initiative de former un comité comprenant des journalistes pour aider à déterminer les entreprises qui en bénéficieront. « Le ministre veut que ce soit à l’industrie de dire qui y a droit », a-t-il précisé. Pascal Girard

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TRUDEL DÉNONCE LES ALLÈGEMENTS

La députée de Jonquière, Karine Trudel, est heureuse de voir l’aide apportée aux médias écrits, mais elle déplore que les libéraux n’aient absolument rien prévu pour appuyer les régions.

« Contrairement aux conservateurs, qui accusent le gouvernement de vouloir acheter les médias, nous réclamions depuis longtemps de l’aide aux médias écrits afin de pouvoir préserver nos sources d’information locales et régionales. Le gouvernement s’est enfin décidé à agir de façon substantielle, mais sans s’attaquer aux géants du Web et en prévoyant la majorité des sommes seulement après la prochaine élection. La patience sera de mise et il faudra demeurer vigilants pour nous assurer que les critères d’admissibilité des crédits d’impôt seront utiles aux régions [...] », a-t-elle réagi.

Elle a cependant dénoncé les allègements fiscaux pour les entreprises pour un montant de 14 milliards sur cinq ans. « On sait que le gouvernement libéral est très proche du milieu de la haute finance, mais c’est tout de même difficile de comprendre pourquoi des priorités aussi évidentes que les besoins en infrastructures des petites municipalités, la nécessité de stabiliser le secteur laitier suite aux brèches dans la gestion de l’offre ou encore la protection des fonds de pension ne font pas partie de leur fameux plan pour la classe moyenne », a-t-elle conclu.