Les candidats sensibilisés au développement des TI

Plusieurs candidats aux élections provinciales accordent une importance au développement du numérique et des TI dans leur circonscription. D’autres se contentent toutefois d’adopter la ligne de leur parti sans se prononcer sur la question.

Voilà ce que Devicom dénote après avoir sondé les candidats régionaux des différents partis afin de connaître leur point de vue sur le développement du numérique et des TI dans leur circonscription.

L’entreprise qui offre des services d’accompagnement stratégique en TI depuis 1989 a sondé l’ensemble des candidats officiels des cinq circonscriptions du Saguenay-Lac-Saint-Jean en date du 4 septembre. Une liste de questions a été transmise aux candidats par Internet. Ceux-ci avaient jusqu’au 17 septembre pour y répondre.

«Avec un taux de réponse de 75% des candidats pour l’ensemble de la région, le sondage électoral 2018 de Devicom dénote une conscientisation de la part de tous les partis politiques sur l’apport économique des entreprises dans le domaine des TI», affirme Jean-Luc Doumont, analyste d’affaires et intégrateur TI chez Devicom.

Certains candidats ont choisi de ne pas répondre aux questions.

Chez les libéraux, seule Marie-Josée Morency s’est prêtée au jeu.

Pour sa part, Marie-Annick Fortin, candidate du Parti québécois dans Dubuc, est la seule représentante du parti à ne pas s’être prononcée.

Une seule et même réponse a été fournie pour l’ensemble des candidats de la Coalition avenir Québec. Même son de cloche du côté de Québec solidaire où seul le candidat Marcel Lapointe dans Jonquière a fourni sa propre réponse.

Chez les conservateurs, Michael Grecoff n’a pas répondu. Les autres candidats ont fourni des réponses personnelles.

Devicom dresse certains constats à partir des résultats obtenus.

Après analyse, Devicom affirme que le Parti libéral du Québec mise sur les annonces faites au cours des derniers mois. Le PLQ va notamment continuer de soutenir le développement de l’Internet et de la téléphonie cellulaire. Il souhaite poursuivre le travail entrepris par la table numérique qui a annoncé le Hub régional et le Colab du Collège d’Alma.

Devicom souligne que pour le Parti québécois, le développement du numérique et des TI est un passage obligé pour le développement économique du Québec. La couverture cellulaire, l’intelligence artificielle et l’industrie 4.0 font partie des engagements.

La CAQ a soumis des réponses régionales pour l’ensemble de ses candidats. «On dénote une prudence, comme le fait de ne pas préciser les projets régionaux que le parti pourrait soutenir. » Le parti promet notamment de rencontrer les entrepreneurs du secteur dans la première année du mandat et souhaite créer des zones d’innovation autour des universités et des cégeps partout au Québec. Une campagne de promotion des métiers des TI visant les femmes est aussi envisagée.

Québec solidaire mentionne que le secteur des TI et du numérique est incontournable au Québec. Le parti souhaite implanter un pôle numérique constitué d’entreprises et du milieu universitaire.

Finalement, le Parti conservateur du Québec estime pour sa part que l’aide aux entreprises numériques passe par une réduction des impôts corporatifs en simplifiant l’appareil administratif et en facilitant l’acquisition des technologies.

Devicom réalisera un suivi un an après l’élection afin de comparer les réponses aux actions entreprises.