Des employés et le vice-président régional de RCGT, Éric Dufour (à droite sur la photo), sont accompagnés de Janine Tremblay, bénévole à la Fabrique de Mashteuiatsh.

Les bureaux fermés pour s’impliquer

Des centaines d’employés et gestionnaires des bureaux régionaux de Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) ont délaissé leur boulot, l’instant d’une journée, afin de participer à un mouvement national de mobilisation qui se déroulait vendredi. Pour l’occasion, le personnel du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Chibougamau et de la Côte-Nord s’était donné rendez-vous au musée amérindien de Mashteuiatsh.

Une telle journée d’action communautaire oblige la fermeture de plus d’une centaine de bureaux de RCGT au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Ainsi, la journée de travail rémunérée qui se passe habituellement devant un écran se déroulait plutôt en plein air.

Les sourires étaient nombreux et l’ambiance plus qu’agréable, vendredi midi, lors du passage du Progrès. Les employés rencontrés sur place effectuaient le nettoyage d’un boisé alors que d’autres étaient attitrés à des tâches de peinture. La température chaude et le fort soleil ne les empêchaient aucunement de mettre la main à la pâte. « Cela permet d’aider en plus de créer un esprit d’équipe entre nous, c’est du ‘‘team building’’. Cette activité atteint deux objectifs. En plus, c’est l’occasion de se rencontrer puisqu’on ne se voit pas quotidiennement », explique la directrice principale en conseil en management chez RCGT, Isabelle Simard, qui s’affairait à repeindre une statue.

Les équipes régionales de Raymond Chabot Grant Thornton en sont à leur troisième participation après avoir donné de leur temps, lors des deux dernières années, au Centre du lac Pouce et à la municipalité de Desbiens. « Cette activité, c’est fantastique. C’est symbole de plusieurs choses. Cela fait partie de ce que l’on veut remettre à la communauté. En plus, on reçoit tellement. En tant que firme, on doit revenir aux bases et à nos employés. C’est un événement de mobilisation et ça resserre les gens », souligne le vice-président régional chez RCGT, Éric Dufour, FCPA, FCA.

En début de journée, la centaine de participants a eu l’occasion de vivre une rencontre avec la communauté en plus d’assister à une cérémonie typiquement autochtone.

Gérer autrement
Alors que les problèmes causés par la pénurie de main-d’oeuvre sont sur toutes les lèvres, M. Dufour rappelle que de nos jours, il faut gérer autrement. « Si, en 2018, les employeurs ne font pas de réflexions quant aux changements en cours, ils auront des problèmes », témoigne-t-il.

Force est d’admettre qu’au fil des années, la façon de diriger s’est modifiée. Les entrepreneurs uniques ne sont plus légion. Selon M. Dufour, les ressources humaines doivent sentir de la souplesse. Les employés doivent retrouver une certaine liberté dans un cadre. Ils doivent se retrouver au coeur des décisions et des projets. Par ailleurs, ceux-ci s’attendent à être plus informés de ce qui se déroule à l’interne.

Le changement de gestion des ressources humaines se fait sentir notamment avec ce type de mobilisation, selon lui. Par le passé, il aurait été impensable pour bien des gestionnaires de fermer leur bureau et de payer leurs employés à faire du bénévolat plutôt que de travailler. Éric Dufour confirme qu’autrefois, investir dans les ressources humaines ne faisait pas partie de la culture des PME. Il conclut pourtant en soulignant que les retombées positives d’une telle journée sont nombreuses, et ce, dès le trajet du retour à la maison.