Les affaires régionales express

Desjardins cherche un projet structurant

(Denis Villeneuve) - La Caisse Desjardins de la Rive-Nord du Saguenay met en vente son immeuble ayant pignon sur la rue Roussel avec l’intention d’insuffler un nouveau dynamisme dans ce secteur.

Depuis quelques jours, l’institution affiche la mise en vente du bâtiment, un immeuble qu’elle a l’intention de continuer à occuper partiellement en tant que locataire, tout en partageant une autre partie avec un éventuel locataire. 

En entrevue, Robin St-Pierre, directeur de la Caisse, explique que la décision de la mise en vente a été basée sur le fait que les besoins de la caisse font en sorte que l’immeuble n’est pas utilisé à son plein potentiel depuis l’agrandissement de la succursale ayant pignon sur le boulevard Sainte-Geneviève. « Le conseil d’administration a décidé de mettre en vente l’immeuble. On veut du même coup tenter de dynamiser le secteur. Nous avons une très belle place et on souhaite créer de l’achalandage. »

Parmi les conditions de vente, la Caisse souhaite que l’éventuel acquéreur présente un projet structurant. Invité à définir ce que pourrait être un tel projet, M. St-Pierre affirme vouloir laisser le choix aux acheteurs potentiels. « On veut s’assurer que le futur commerce qui s’installera ne sera pas n’importe quoi puisque nous demeurons une institution sur place ». La Caisse s’engage à signer un bail de cinq ans avec une option de renouvellement. 

M. St-Pierre vante l’immeuble comme étant celui qui offre le plus d’aires de stationnement dans le secteur Roussel, en plus d’offrir la possibilité d’être agrandi avec l’ajout d’un étage ou sur son périmètre. Selon lui, un fort potentiel est offert par la structure.

Commission scolaire

Toujours dans le secteur immobilier, le gouvernement du Québec, via la Société québécoise des infrastructures, a mis en vente vendredi une ancienne école appartenant à la Commission scolaire Central Québec, située sur la rue Neilson, à Arvida. Il s’agit d’un bâtiment de 3153 mètres carrés, construit sur un terrain de 10 951 mètres carrés.

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La hausse du salaire minimum inquiète

(Laura Lévesque) - La Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est (CCI) s’inquiète de la hausse de 6,7 % du salaire minimum qui sera de 12 $ de l’heure à partir du 1er mai. Ce bond, le plus important jamais imposé par Québec, aura des impacts sur la compétitivité des entreprises, prévient l’organisation.

« Le processus de fixation du salaire minimum doit suivre un raisonnement économique afin d’assurer que les effets d’une hausse soient globalement positifs. On doit prendre en compte le contexte québécois et non chercher des comparaisons avec d’autres juridictions aux réalités différentes », soulignent, dans un communiqué de presse conjoint, Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce, et Annipier Simard, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est. Pour la FCCQ et la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, la décision du gouvernement constitue une charge supplémentaire pour les entreprises québécoises alors qu’une augmentation des cotisations patronales au Régime de rentes du Québec a été annoncée récemment.

« Dans un contexte où les taxes sur la masse salariale imposées aux entreprises québécoises sont encore de loin supérieures à la moyenne canadienne, on s’attend à ce que des mesures de compensation fiscale viennent réduire cet écart compétitif lors du prochain budget québécois », peut-on lire dans le communiqué de presse. La Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est compte plus de 500 membres dans la MRC Lac-Saint-Jean-Est.