L’Enfantillage ferme ses portes

Après une décennie d’existence, L’Enfantillage cesse ses activités. Les succursales de Chicoutimi et d’Alma qui proposent toute une gamme de produits pour bébés et enfants fermeront leurs portes d’ici quelques semaines.

Les copropriétaires de L’Enfantillage ont annoncé la nouvelle vendredi matin via les médias sociaux. 

« Nous allons procéder à la fermeture des deux boutiques d’Alma et Chicoutimi. Nous voulons dire merci aux clients qui nous ont encouragés tout au long de notre projet », ont affirmé Myrianne Savard et Geneviève Savard, copropriétaires des boutiques depuis moins de deux ans. 

Au cours des derniers mois, les copropriétaires ont procédé au déménagement de la boutique de Chicoutimi en plus d’agrandir celle d’Alma. 

Contactée en matinée vendredi, Myrianne Savard a confirmé que plusieurs éléments ont mené à la fermeture des boutiques. C’est toutefois l’achat en ligne qui a le plus contribué aux difficultés financières de l’entreprise.

« Ce n’est pas facile le commerce de détail. Il y a deux ans, on a acheté une entreprise en redressement, mais ç’a été plus majeur qu’on pensait. Les choses ont changé du tout au tout. Les chiffres que j’avais il y a trois ans ne sont plus les mêmes du tout. Le commerce de détail va mal. Il y a une diminution des ventes. »

Cette dernière estime que le fait que la clientèle cible des boutiques soit composée des 25-35 ans contribue à accentuer la baisse des ventes. « Les jeunes n’ont pas peur de l’achat en ligne. La plupart des produits que j’ai, ils peuvent se les procurer directement du manufacturier en ligne. S’ils viennent en boutique et que je n’ai pas la couleur ou le motif qu’ils veulent, ils commandent en ligne », explique la copropriétaire. 

Ironiquement, il y a une décennie, c’est justement la vente via les médias sociaux qui avait permis à la propriétaire de L’Enfantillage de l’époque de faire sa place. « La propriétaire a été très avant-gardiste, mais aujourd’hui, tout le monde vend sur le Web », explique Myrianne Savard, qui évoque également la multiplication des boutiques éphémères dans la liste des éléments qui font mal à l’entreprise. « Les ‘‘pop-up shop’’ ouvrent quelques jours seulement. Ça crée un engouement. Mais ça fait partie de la ‘‘game’’. »

Une vente progressive de fermeture est maintenant amorcée dans les deux boutiques. La clef devrait être mise sous la porte de la boutique de Chicoutimi en mai, puis la boutique d’Alma fermera peu de temps après. 

« On reçoit tellement de messages de déception. C’est dommage parce qu’on avait un beau lien avec la clientèle. Maintenant, on invite les gens à se rendre en boutique pour nous aider à ‘‘closer’’ ça en beauté », conclut Myrianne Savard.

La copropriétaire des boutiques L'Enfantillage de Chicoutimi et Alma, Myrianne Savard, a dû se résigner à fermer les deux boutiques.