Le tracé préliminaire de Gazoduq dévoilé

Gazoduq a dévoilé un tracé préliminaire de son projet de conduite souterraine de gaz naturel de plus de 750 kilomètres entre le nord-est de l’Ontario et le Saguenay. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la zone d’aménagement privilégiée (ZAP) va s’échelonner sur 235 km, touchant trois MRC et la ville de Saguenay.

L’entreprise a dévoilé le travail des consultations publiques tenues au cours des dernières semaines, dans un communiqué émis mardi soir, en dévoilant en premier lieu la ZAP, « identifiée avec un désir de minimiser les impacts sociaux et environnementaux », a précisé Gazoduq.

L’intérieur de la zone est d’une largeur moyenne de 400 mètres et à la fin du processus, l’emprise permanente devrait être de 30 mètres.

Dans son communiqué, Gazoduq soulève que 78 pour cent de la ZAP se retrouve sur des terres publiques et qu’elle occupe 32 kilomètres de zone agricole permanente. Aucune aire protégée ne se retrouve dans la zone projetée et on apprend qu’un poste de compression est prévu sur le territoire du Lac-Ashuapmushuan, dans la MRC Domaine-du-Roy.

Selon les données du ministère de l’Environnement de le la Lutte contre les changements climatiques, on retrouve 6613 km2 d’aires protégées au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui représente un peu plus de six pour cent de la superficie totale.

La ZAP touche aussi des territoires appartenant à Sainte-Hedwidge, Roberval, Chambord, Saint-François-de-Sales, Saint-André-du-Lac-Saint-Jean, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Hébertville, Saguenay et au Lac-Ministuk (MRC du Fjord-du-Saguenay).

Gazoduq mentionne que la ZAP évite en grande partie les zones habitées qui se trouvaient à l’intérieur du corridor à l’étude. Les lacs, les aires de protection des prises d’eau et d’eau souterraine ainsi que les aires protégées ont été pris en considération lors des différentes rencontres avec les citoyens.

Lors des consultations publiques présentées au Saguenay-Lac-Saint-Jean en février, plus de 200 personnes s’étaient déplacées aux rencontres de Saguenay (Chicoutimi), Alma et Roberval. Les communautés autochtones avaient également été approchées dès le début du processus.

Les prochaines étapes vont consister à faire l’inventaire de la faune et de la flore le long de la ZAP. Les différentes mesures d’atténuation afin de minimiser les impacts du projet seront documentées et le dossier sera soumis à l’Office national de l’énergie avant la fin de l’année 2019, selon les pronostics de Gazoduq. L’étude d’impact environnemental de l’entreprise suivra au cours de la même période.

« Nous sommes déterminés à ce que notre projet contribue de façon importante à la lutte aux changements climatiques à l’échelle mondiale, permettant ainsi au Québec de jouer un rôle de leader à cet égard. Nous nous engageons à poursuivre le dialogue avec toutes les communautés tout au long du développement de notre projet afin de minimiser ses impacts et de maximiser les retombées locales », a partagé dans le communiqué le président de Gazoduq, Louis Bergeron.